Hortense

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L’histoire

Sophie est une femme quelconque. Aussi elle se demande pourquoi Sylvain, si beau, s’intéresse à elle. Quand elle tombe enceinte, c’est le bonheur absolu. Sauf pour Sylvain qui la quitte. Sophie donne naissance à une petite Hortense qui sera enlevée 2 ans plus tard par son père. Sophie ne la reverra jamais. Sauf ce jour, 22 ans après…

Mon avis

Gros coup de coeur ! Et pourtant, ce n’était pas gagné vu ce que j’avais lu et entendu sur ce livre. Tout et son contraire.

J’ai été de suite happée par l’intrigue. Le rythme est tellement prenant que la lecture devient vite addictive. J’ai lu Hortense en une seule journée.

On sent qu’il y a quelque chose de dramatique dès le début. Le fait qu’il y ait des extraits de procès-verbaux le démontrent. Cependant, il faut attendre le final qui est tout bonnement époustouflant. J’ai été littéralement sur les fesses (pour être polie).

Les personnages sont très bien décrits tant physiquement que psychologiquement. Bon, je l’avoue, si j’ai eu de la pitié pour Sophie au début (qui ne le serait pas vu ce qu’elle a vécu), elle m’a vite énervée ensuite. Son arrogance, sa trop forte victimisation, sa propension à être agressive quand on ne va pas dans son sens… On oscille dans les sentiments que l’on ressent pour elle.

J’avoue que j’ai été tout aussi perdue qu’Emmanuelle quand elle apprend la vérité. J’avoue que j’avais ma propre théorie qui a vite volé en éclat. Et vous savez quoi ? J’ai adoré ça !

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La servante écarlate

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4éme de couverture

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’Etat, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Evangile revisité. Dans cette société régie par l’oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom.

Mon avis

Imaginez un monde qui serait exclusivement sous le joug de la religion.

Imaginez qu’un matin, avant d’aller au travail, vous vouliez prendre un café ou votre magazine de presse préféré mais que votre carte bancaire ne passe pas. Arrivée sur votre lieu de travail, votre patron vous annonce, ainsi qu’à toutes vos collègues féminines, que vous n’avez plus le droit de travailler.

Imaginez que tous vos droits les plus basiques disparaissent peu à peu sans que personne ne réagisse parce que, après tout, c’est tellement inconcevable et ça ne va pas durer. Puis viennent les purges, les enlèvements et la soumission forcée. Le tout sous la crainte permanent des Yeux.

Vous êtes dans un monde où les femmes sont catégorisées entre les Epouses, les Martha, les Tantes, et les Servantes qui ne sont que des reproductrices, victimes « consentantes » de viol et qui ne peuvent se déplacer dans la rue à deux, n’ont plus le droit ni de parler, ni de lire. Les autres femmes ? Des non femmes cantonnées dans des camps à trier des déchets radioactifs.

Effrayant non ? Oui c’est l’est car c’est d’une réalité et d’une actualité déconcertantes. Comment ne pas y voir certains points communs avec des pays sous le joug de la religion ? Ce livre démontre les travers du fanatisme religieux quelqu’il soit. Mais surtout, il démontre les danger d’un attentisme et/ou d’un déni de la population qui  n’a pas réagi à temps. Et c’est plus cette analyse que je retiens plutôt que la version plus « féministe » qui pullule sur le net surtout depuis l’élection de Donald Trump. Oui, les femmes sont le premières victimes de ce nouveau pouvoir. Oui les droits de Femme y sont bafoués. Mais je trouve que c’est une vision un peu trop simpliste. Les droits des Hommes sont également bafoués. On ne sait pas ce qu’il est advenu du mari de cette servante. Le livre est taisant sur le rôle des Hommes. Pour une société où les femmes ne sont plus rien, je trouve que cette dernière est assez matriarcale avec la surpuissance des Epouses qui ont tous les droits sur les servantes. Mais ça ne reste que mon humble avis…

Même si j’ai eu un peu de mal à entrer dans cette lecture, le style de l’auteure étant un peu difficile, il faut absolument le lire pour éviter que cela arrive.

Les derniers jours de Rabbit Hayes

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L’histoire

Rabbit a 42 ans et un cancer en phase terminale. Elle rentre dans un centre de soins palliatifs. Entourée de ses proches, elle se prépare à la fin. Et se souvient.

Mon avis

Bon, je ne vais pas trop spoiler en vous disant que ça se termine mal. Rien que le titre est évocateur.

Pour autant, même on aurait pas s’attendre à un livre larmoyant bourré de clichés et de guimauve, il n’en est rien. Ce livre est d’une justesse, d’une pudeur mais également bourré d’humour (la scène de l’extrême onction est savoureuse). On ressent toute la détresse de cette famille unie comme jamais et qui essaie d’y croire malgré tout.

On dit qu’avant de mourir, on voit sa vie défiler. Les nombreux flash-back de Rabbit le confirment. Et l’on comprend pourquoi cette famille est si unie au point de se « disputer » la garde de la fille de Rabbit pour l’après.

Alors oui on pleure et on se doute de la fin même si nous aussi, on se prend à espérer également tellement on s’attache. Et on passe juste un moment hors du temps…

Ecrire au féminin

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Pour la 1ere fois, je participe au concours de nouvelles organisé par le site au feminin.

Les thèmes de cette édition 2017
1. Je suis une femme
2. C’était mon premier tatouage
3. O vous frères humains
4. Ma mémoire me joue des tours

J’ai été de suite emballée par le thème n°2.

Comme chaque année, la sélection se fait par moitié par le choix du public et par le choix des internautes. Et c’est là que vous intervenez 😉

Ma nouvelle est ici. Si elle vous plaît, n’hésitez pas à voter pour elle en « likant ». Un petit partage pour appeler les autres à voter me ferait également plaisir.

Mais comme je débute dans l’écriture, ce qui me ferait encore plus plaisir serait d’avoir vos retours afin de m’améliorer. N’hésitez surtout pas. J’accepte toutes les critiques 😉

En tout cas, un grand merci à vous…

A l’encre russe

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L’histoire

L’Enveloppe a valu au jeune romancier Nicolas Kolt un succès international et une notoriété dans laquelle il tend à se complaire. C’est en découvrant la véritable identité de son père et en fouillant jusqu’en Russie dans l’histoire de ses ancêtres qu’il a trouvé la trame de son premier livre. Depuis, il peine à fournir un autre best-seller à son éditrice. Trois jours dans un hôtel de luxe sur la côte toscane, en compagnie de la jolie Malvina, devraient l’aider à prendre de la distance avec ses fans. Un week-end tumultueux durant lequel sa vie va basculer…

Mon avis

Tatiana de Rosnay était venue par chez moi au moment de la promo de ce livre. Et il faut dire que ses talents d’oratrice couplés à une communication hyper travaillée (un compte twitter de Nicolas Kolt avait été créé) me donnaient l’envie de le lire. Or, il traînait au fin fond de ma PAL. Un petit défi et les souvenirs de cette rencontre l’ont fait ressortir.

Peut être que j’en attendais trop car j’ai été hyper déçue par cette lecture. C’est d’un ennui… On oscille entre les flashbacks (qui eux, pour le coup, étaient intéressants) et le quotidien d’un jeune auteur dépassé par les événements qui lui montent à la tête. Parce que oui, je le dis, Nicolas Kolt est tout bonnement imbuvable (la politesse m’empêche de dire que c’est un sombre connard). Le genre d’auteur qui te ferait détester ses livres si tu savais comment il est en réalité. Peut être qu’on idéalise un peu trop nos auteurs fétiches. Peut être qu’ils sont de vrais salopards dans la vraie vie. Mais je reproche à Tatiana de Rosnay de m’avoir fait perdre mes illusions.

Mauvais karma ou retour de bâton (mérité) pour Nicolas Kolt mais j’ai trouvé l’enchaînement de ses mésaventures un peu trop tiré par les cheveux. C’était poussif, cousu de fil blanc tant en étant incohérent. J’avais l’impression que l’auteure se perdait et nous perdait par la même occasion. Et le dénouement final qui rappelle un peu trop une catastrophe survenue en Italie… Le naufrage du Titanic en livre…

Pourtant l’idée du secret de famille si chère à l’auteure était prometteuse. Mais là encore j’ai eu l’impression de quelque chose de brouillon et de non abouti.

Effectivement, il ne s’agit pas du meilleur De Rosnay. Mais cela ne va pas m’empêcher d’en lire d’autres.

Bonus 1

Avec cette lecture, je valide mon défi principal du défi des 4 As avec mon équipe des Trèfles qui déchire tout…

Il fallait lire un livre dont le titre ou la couverture suggère nettement l’été. Je crois que je suis dedans 😉

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Bonus 2

Des petites photos de la rencontre avec Tatiana de Rosnay

 

Le sanctuaire de Cargèse

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L’histoire

Cargèse, 1996. Ange Baptisti, ancien cadre nationaliste corse, est violemment assassiné avec son garde du corps. S’agit-t-il d’un des derniers soubresauts de la guerre fratricide entre deux factions clandestines ?

L’inspecteur Thierry Le Coz, nouvellement nommé à la P.J. d’Ajaccio, va alors être confronté à la réalité sociale et historique de l’île. La recherche obstinée de la vérité va conduire l’enquêteur à ses propres failles identitaires lorsque s’ouvre au même instant le procès médiatique d’une figure du monde économique breton accusé de collaboration durant l’occupation.

Tandis que Le Coz déchiffre progressivement les méandres du Front Patriotique de Libération Corse, les dérives du régionalisme breton se rappellent à lui. L’identification des criminels de Cargèse pourrait bien être l’occasion, pour lui, de percer certains secrets familiaux liés à la Bretagne sous Vichy.

Mon avis

C’est avec un très grand plaisir que l’auteur, Marek Corbel, m’a contacté pour me proposer la suite des aventures de Le Coz. Et c’est avec un très grand plaisir que j’ai accepté. Et je le remercie chaleureusement.

Changement de cap pour Le Coz qui quitte l’Aisne (avec la Tanière du Laonnois) pour la Corse. Comme ça, on pourrait se dire qu’il y a pire comme mutation. Surtout quand on connaît le temps magnifique des terres axonaises… Sauf que c’est bien connu, les Corses ne sont pas des enfants de coeur (les corses, si vous me regardez!). Et en plus, non seulement le Corse n’est pas commode mais il ne parle pas, il ne voit et n’entend rien. L’omerta règne. Autant vous dire que c’est un peu mal barré pour réussir une enquête, surtout quand elle porte sur le parti nationaliste corse.

Marek Corbel continue de nous montrer qu’il manie parfaitement l’art du suspens dans un récit très bien documenté tant au niveau des arcanes policières que des mouvements nationalistes corses (j’ai appris pas mal de choses à ce sujet). Alors oui, on pourrait reprocher que le roman ne soit pas divisé en chapitres. Cela ne m’a pas gêné outre mesure si ce n’est que je ne savais pas où couper lorsque je devais arrêter de lire (petit manie livresque). Mais sinon, la plume de l’auteur, l’ambiance qu’il arrive à insuffler, l’humour noir et quelque peu masculin (à noter, que je ne dis pas misogyne) font qu’on s’attache vite aux aventures de Le Coz.

La maison bleu horizon

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L’histoire

Alan est chasseur de fantômes. Pas comme SOS fantômes non plus. Il aime mener des enquêtes dans des lieux hantés. A la suite d’une interview donnée à la radio, il est contacté par Hélène dont la maison subit des attaques de fantômes. Au début, il va y aller juste pour voir et tenter de rassurer Hélène et ses enfants. Mais ce qu’il va vivre va mettre à mal toutes ses certitudes…

 

Mon avis

Mue par une curiosité relative au lieu où se déroule l’intrigue (Villers-Bretonneux, pas très loin de chez moi) et par les thèmes (paranormal et Première Guerre Mondiale) j’ai décidé de postuler pour ce partenariat.

Je remercie les éditions Taurnada et Livraddict de m’avoir sélectionnée.

Quand on habite dans une région particulièrement touchée par la Grande Guerre, quand vos alentours en portent encore les stigmates, on ne peut être que réceptif à cette histoire. Car au délà de l’aspect paranormal (j’y reviendrai par la suite), c’est l’aspect historique qui m’a particulièrement plu. Cette histoire de soldat, fusillé pour « l’exemple », fait écho aux Martyrs du Vingré. J’ai beaucoup apprécié les références historiques très justes et parfaitement documentées.

Mais au délà de cela, j’ai dévoré ce livre. Dès les toutes premières pages, j’ai été happée par l’intrigue. J’ai eu du mal à le lâcher. Le rythme est particulièrement prenant. On a envie de savoir ce que cache cette maison et ces fantômes. On veut savoir. On se tâte en même temps qu’Alan.

Les personnages sont tout à la fois intriguants (Mélanie et Thomas), attachants (Hélène et Peggy), flippants (les fantômes : Joseph, la « demoiselle en pleurs » -je ne vous dirais pas qui c’est pour ne pas spoiler). L’auteur a su parfaitement dépeindre leurs peurs, leurs angoisses, leurs désillusions. Avec eux, j’ai tremblé. Mais j’ai aussi été très émue sur la fin que j’ai trouvée absolument magnifique.

Et cette ambiance… Un mélange du film Les autres et des Hauts des Hurlevents. Angoissante, oppressante. On se sentirait presque dans cette maison. Mon seul regret dans cette lecture aura été de l’avoir lu maintenant. Un petit conseil si vous voulez lire ce livre : faites le un soir d’hiver pendant une bonne tempête. Trouillomètre à zéro garanti !