La tombe des lucioles

couv54910747

L’histoire

Kobé, la guerre, le chaos et au milieu de cela, un frère et une soeur

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

Mon avis

Heureusement que le livre est court. Il s’agit en fait d’une nouvelle. Parce que je n’ai pas spécialement apprécié cette lecture.

Pourtant, j’aime voire j’adore la littérature nippone. Mais là, la lourdeur du style, les phrases à rallonge font que je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire. Et si on ajoute également l’atrocité de ce que ces deux enfants voient.

Je n’ai pas retrouvé la poésie des livres nippons que j’adore et que je recherche. Peut être n’était ce pas le bon moment pour le lire… Je ne sais pas… En tout cas, je réessaierai… Plus tard.

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

Bonus

Je valide ma lecture pour la 2eme session pour le challenge Destockage de Pal en Duo

destockage-pal-duo-600x367

La nuit de feu

JAQ_RL_130x200

L’histoire

Eric Emmanuel Schmitt, pour les besoins d’un film, va faire un repérage dans le désert du Sahara. Il ne se doutait pas qu’il allait faire une rencontre qui allait bouleverser sa vie.

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

Mon avis

Bon, je ne vous cache pas (à force, vous devez bien le savoir) qu’EES est mon auteur préféré.

Là, il nous fait partager quelque chose de très intime. Certains diraient trop intime mais je ne pense pas.

Il se livre sur ses états d’âme, ses petites habitudes, son enfance un peu à la manière d’un journal intime ce que j’ai trouvé appréciable. C’est tellement peu commun d’entrer dans l’intimité d’un auteur (en toute légalité j’entends)

En revanche, les digressions théologiques m’ont un peu laissées de marbre. J’ai eu du mal à rentrer dedans, à en comprendre la finalité. Sans doute parce que je suis profondément athée et donc hermétique à ces discussions. La religion, je la considère plus comme un fait « historique » faisant partie de notre patrimoine que comme quelque chose de mystique à laquelle il faudrait croire.

Et puis, je suis un peu comme St Thomas. J’dis pas, si jamais je le rencontrais comme EES, j’y croirai (Il ne faut jamais dire jamais n’est ce pas)

Récemment, EES était l’invité de l’émission de Stéphane BERN sur RTL (à la bonne heure). EES disait qu’il ne mettait jamais de mot se terminant par « asse » dans ses livres. Hum hum… Alors que vient faire cette phrase ?

« A moins que je ne me détestasse de veiller… »

Riquet à la Houppe

9782226328779-j

L’histoire

Deodat est moche. Enfin, c’est ce qu’on croit. Mais il est intelligent. Trémière est belle et sotte. Enfin, c’est ce qu’on croit.

A priori, tout les oppose. Enfin, c’est ce qu’on croit.

 

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

Mon avis

Amélie Nothomb, je l’ai découverte sur le tard et je dois dire que je l’apprécie de plus en plus. Je n’ai pas assez d’expérience avec cette auteure pour commencer une étude comparative très poussée de ce livre. Néanmoins, plus je la découvre et plus je l’apprécie.

Riquet à la Houppe est la réécriture d’un conte de Perrault (que je ne connaissais pas). Pour résumer, c’est un peu l’histoire de la Belle et la Bête. Sauf que la Bête n’est pas si méchante que cela.

On y retrouve donc des thèmes universels comme l’acception de soi, le regard des autres (que l’on soit moche ou beau) et la différence.

J’ai particulièrement apprécié l’approche de l’auteure qui nous fait vivre tour à tour l’enfance des deux protagonistes, le passage pas simple de l’adolescence et enfin, l’âge adulte. A chaque période, ses problèmes, questionnements, solutions.

Comme toujours, l’écriture est plaisante et très fluide. Ca se lit très vite. Peut être trop vite. J’ai parfois l’impression que la quantité supplante la qualité. Est ce une pression de l’éditeur qui veut un livre à chaque rentrée littéraire ? J’espère que non. Mais la plume de cette auteure est tellement plaisante, son imagination sans borne et son univers tellement burlesque que j’aimerais avoir des livres plus épais et plus longs.

Ce que j’adore chez Amélie NOTHOMB, c’est son côté complètement perché. Et là, ça se voit dès les prénoms donnés. Deodat et Trémière… Deodat et Trémière… Mais où va-t-elle chercher cela ?????

Pas sûre que ça passe au niveau de l’Etat civil (et ça pourrait faire un bel article sur la page FB de ligue des officiers  d’état civil)

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

Bonus

Je valide la consigne du mois de septembre : livre sorti cette année

157225objectifdumois

 

Nos étoiles contraires

image

L’histoire

Hazel Grace du groupe de soutien est une ado. Elle a déjà passé son bac et est étudiante. Sauf qu’elle a un cancer, en phase terminale. Et des parents sur le dos qui l’obligent à aller à un groupe de soutien.

Contrainte et peu motivée, un jour, elle rencontre Augustus dit Gus. Leurs vies vont être chamboulées par cette rencontre.

♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠

Mon avis

Font c**** ces cancéreux ! Ne vous méprenez pas. Ceux qui me connaissent savent que je peux avoir ce drôle d’humour. Sinon, je vais vous expliquer pourquoi ils font c**** ces cancéreux.

Ben tout simplement parce qu’eux même ont ce genre d’humour noir. Et puis, on s’inquiète pour eux, on a peur pour eux, on se sent impuissant. On voudrait les aider mais on est le plus souvent maladroit.  On tente de les faire rire, de leur faire oublier leur maladie. MAIS jamais, on ne peut réellement comprendre ce qu’ils ressentent parce qu’on n’est pas malade.

C’est la finalité de cette très belle histoire. Les personnages ne sont absolument pas caricaturaux. La mère d’Hazel pourrait passer pour la mère sur-protectrice. Mais non, elle est juste d’une dignité remarquable. Tout comme ce roman. Alors oui, ce n’est pas le roman du siècle. Mais il se lit très vite et nous donne une sacrée leçon d’humilité.

On aurait pu partir dans le larmoyant à tout rompre (bon, j’avoue j’ai pleuré au milieu… et à la fin). Mais le ton est très juste, percutant et réaliste. On arrive même à croire qu’il n’y a plus de maladie ni pour l’un ni pour l’autre. Et au final, on pleure avec eux voire pour eux.

Alors oui, ils font **** ces cancéreux tout simplement parce que le cancer, ça fait *****

La Vérité sur l’affaire Harry Quebert

couv62202092

L’histoire

À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

Mon avis

On m’en a parlé de ce livre. On me l’a vivement conseillé. On me l’a survendu (un peu comme l’éditeur de Marcus). Si bien que je me suis laissée tenter. Et je n’ai pas été déçue.

L’auteur sait parfaitement ménager le suspens. A chaque fois qu’on croit savoir qui a tué Nola, un autre fait arrive mettant à mal toutes nos certitudes. Je ne ferais pas de spoil en disant qu’en aucun moment, je n’ai cru à la culpabilité d’Harry Quebert même si, vu la tournure des choses, je me suis dit « et pourquoi pas ». Alors certes, parfois, ça fait un peu « boum, et voici un nouvel élément qui arrive comme tombé du ciel » et parfois, ça fait un peu beaucoup de coïncidences qui arrivent comme ça. Mais, je dois dire que ça permet de nous tenir en haleine et de donner un très bon rythme à la lecture. On ne s’ennuie pas du tout même si j’ai eu l’impression d’être parfois empêtrée dans une espèce de grosse toile d’araignée. C’est une lecture très addictive facilitée par la plume très fluide de l’auteur.

En revanche, j’ai trouvé que l’histoire a eu du mal à se mettre en place. J’avais de suite envie d’aller au fond des choses et de commencer l’enquête. Du coup, il y a, à mon sens,  un peu trop de redondances… Je ne sais pas si c’est fait pour nous embrouiller encore plus ou au contraire, nous faire comprendre certaines choses mais j’ai trouvé que pour le coup, ça faisait un peu trop brouillon et rendait la lecture par moments difficile.

Le fait de croiser l’enquête réelle de police avec le travail d’écrivain de Marcus est très intéressant. Alors je ne sais pas si les conseils donnés par Harry à Marcus sur l’écriture sont réels ou non, mais en tout cas, ils sont pertinents et témoignent de la réalité du monde de l’écriture et de l’édition actuels et ça ne donne pas trop envie de se lancer.

Tous les personnages sont très justes et amènent tous quelque chose à l’intrigue. Sauf la mère de Marcus. Je n’ai absolument pas compris ce qu’elle faisait là et elle cassait un peu l’ambiance. Faire l’impasse sur ses interventions aurait été plus que bénéfique.

En conclusion, je comprends maintenant pourquoi on me l’a survendu😉

Petit point défi perso : c’est le 1er roman écrit par un Suisse que je lis !!!!!!

Flag_of_Switzerland.svg

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

Une citation

« un bon livre… le lecteur doit regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, est un livre que l’on regrette d’avoir terminer. »

L’abbaye de Northanger

couv4776656

L’histoire

Une jeune provinciale de bonne famille est envoyée à Bath, prendre les eaux, pour faire son apprentissage du monde et des intermittences du coeur. L’héroïne se retrouve égarée au milieu de conjonctures qui la rabaissent aux yeux du lecteur. En toute occasion, elle se comporte en référence à son livre de chevet, ‘Les mystères d’Udolphe’ de Mrs Radcliffe.

Mon avis

Ne faites pas la même erreur que moi. Si vous avez déjà lu du Jane Austen, il se peut que vous n’accrochiez pas à cette lecture. Ca a été mon cas.

Pour bien resituer, il s’agit du 1er roman de Jane Austen. On y retrouve donc certains travers propres aux premiers écrits. Cependant, on retrouve la patte de l’auteure avec des thèmes chers à son coeur et qui feront son succès plus tard.

Mais ne vous attendez pas à être transportés comme pour Orgueils et Préjugés (qui reste pour moi, THE meilleur roman de la littérature anglaise).

After (saga)

101535626

 

L’histoire

On laisse le tome 1 sur la grosse révélation qui va laisser des traces sur le couple que forment Tessa et Hardin (même si on s’en doute quand même un peu)

Le tome 2 raconte l’après révélation et les tentatives du couple pour s’en sortir malgré tout.

Le tome 3 les met face à leur construction.

Le tome 4 les fait grandir jusqu’à la révélation d’un secret qui risque de tout faire capoter (même si au fil des pages, on se doute du truc)

Le tome 5 les fait grandir encore plus.

 

Mon avis

Désolée de faire un avis groupé sur tous les tomes mais j’ai préféré faire cela plutôt que de me répéter inlassablement.

Au risque de vous surprendre, j’ai été assez agréablement surprise par cette saga. Je ne pensais pas que j’allais accrocher. Bon, on ne va pas se mentir, l’histoire est assez insipide. Cependant, plusieurs choses vont faire que je ne vais pas être aussi acerbe que pour les 50 nuances.

Déjà, le fait que j’ai lu cette saga en 1 semaine (alors que les tomes font près de 500 pages chacun).

Au début, j’ai lu cette saga par pure curiosité. Et parce qu’on m’en avait parlé (en bien et en mal). Mais, il y a un petit truc (curiosité malsaine ? Côté « jaime bien les ragots etc »? Côté téléfilm de M6 de l’après midi?) qui fait qu’on est très vite happé par l’intrigue, par les personnages et surtout, ON VEUT SAVOIR COMMENT CA SE TERMINE !!!!!!!!

En tout cas, il y a quelque chose de toxique, comme une drogue qui fait que par moments, on a du mal à lâcher le bouquin. Ajoutez à cela des situations ubuesques dignes d’un véritable soap opéra (on se dit qu’ils ne peuvent pas aller plus bas jusqu’à la révélation suivante). Et là, je dis bravo Anna Todd ! Bravo de tenir en haleine un public avec une histoire de base si pauvre.

J’ai trouvé qu’au fil des livres, la plume de l’auteure a gagné en assurance et en maturité. Au début, j’avais peur qu’elle essaie de faire du Jane Austen (qu’elle cite à tout rompre). Mais n’est pas Jane Austen qui veut (bon, par contre, ça aura l’avantage de m’avoir donné envie de relire Orgueils et préjugés, c’est malin). Cependant, au fil des pages, les traits de caractère des personnages sont plus poussés et l’écriture s’étoffe de plus en plus tout est restant très fluide. Ce qui fait que cette lecture passe très vite.

On pourrait reprocher quelques longueurs. Surtout le tome 5 qui traine un peu en longueur. Est ce que l’auteure ne savait pas comment terminer cette histoire ? (j’en doute). Est ce qu’elle a du mal à se séparer d’Hardin et de Tessa ? (j’en suis plus que convaincue). On a bien envie qu’elle leur lâche la grappe surtout. Parce que si Tessa pleure de moins en moins, elle est de plus en plus Fatiguéeeeeeeeeeeeeeeeeeee… Et je dois dire que par moments aussi, nous aussi on est fatiguééééééééééééééééééééééééééééééééééééééé.

J’ai eu parfois l’impression que cette volonté de faire traîner les choses était soit le fait du lectorat de Wattpad, soit une volonté de l’éditeur (ben oui, vu le carton que c’est, autant tirer le filon jusqu’au bout et se faire un max de blé)

Alors oui, ce n’est pas de la grande littérature. Oui c’est cousu de fil blanc. Oui c’est gnangan. MAIS, comme je dis toujours, si ça peut faire lire les gens (et surtout les jeunes), c’est l’essentiel.

ET il ne faut pas oublier que l’auteure s’adresse à un lectorat jeune ce qu’elle revendique par ailleurs. Même s’il ne faut pas partir avec des préjugés sur une lecture, il ne faut pas oublier ce point. Cette saga EST pour un lectorat jeune voire très jeune (ce qui explique l’histoire insipide, l’écriture pauvre et le fait que je suis moins acerbe que pour les 50 nuances). Là, on touche à un point sensible. Quelle tranche d’âge devrait lire ce livre ? Je dirais les ados. Parce que ce livre fait rêver. On est loin des princesses de contes de fées certes. Cependant cette histoire relate l’Amour, celui dont toute jeune fille en fleur rêve. Même si c’est dangereux de leur faire croire (surtout à cet âge) que la vie est comme cela (en même temps, Shakespeare s’est peut être lui aussi poser cette question quand il a écrit Roméo et Juliette qui sait)

MAIS les scènes de sexe très explicites me font dire qu’il ne faut pas mettre ces livres entre les mains d’ados trop jeunes (ou alors, je me trompe sur la maturité de certaines). Et je me pose la question du contrôle de Wattpad (plateforme sur lequel a été écrit). Alors je ne vais pas faire le coup de la maman qui s’inquiète mais si tiens. Est ce que cet écrit est visible de tous, y compris de très jeunes ados attirées par cette histoire ? Je sens que je vais me pencher sur la question dans un autre article…