Mr Mercedes

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L’histoire

Bill Hodges est parti en retraite avant même d’avoir pu résoudre l’affaire du tueur à la Mercedes. Mais une lettre de ce dernier va relancer les choses. Commence alors un jeu du chat et de la souris entre l’ex flic et le tueur.

Mon avis

Stephen King, autant j’ai vu ses films, autant je ne l’ai jamais lu. C’est chose faite avec ce livre.

J’ai appris au moins une chose, Stephen King maîtrise aussi bien le polar que le fantastique. Parce qu’il est clair que du fantastique, dans Mr Mercedes, ben, il n’y en a pas du tout. Au contraire. Ce livre est criant de réalisme. Ne serait-ce que par ce tueur qui se fond dans la masse et qui est « monsieur tout le monde », celui qu’on croise tous les jours à la boulangerie ou sur le chemin de l’école. C’est le plus effrayant..

Stephen King nous offre également une critique très acerbe de la société américaine (la crise des subprimes etc) et de tous ses travers. Bien que différents (en apparence), Hodges et le tueur se ressemblent sur la vision qu’ils ont de la société. On alterne entre leurs deux récits, leurs deux points de vue. Il est même assez marrant de connaître leur vision sur les faits et sur l’enquête déjà menée.

Alors oui, il a fallu entrer dans le livre. C’est déroutant parce qu’on est vite pris dans le vif du sujet avec l’attaque à la mercedes. Mais ensuite, le style ralentit un peu plus pour reprendre sur les chapeaux de roues (elle est facile celle-là, je vous le concède). Et à partir de ce moment, difficile de lâcher la lecture… La plume de l’auteur est assez addictive. J’ai hâte de lire les 2 autres tomes de cette trilogie.

Bonus

Avec cette lecture, je termine ma part pour le défi des 4 As.

Défi 8C  essayer de trouver chacune un livre qui lorsqu’ils seront mis cote a cote pourront former une expression ou phrase assez intelligible. un cadavre exquis ! « D’un commun accord, Mr Mercedes ne pars pas sans moi avant d’aller dormir. » – Mr Mercedes de Stephen King

le challenge 4 as 2018

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Va et poste une sentinelle

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L’histoire

Scout, de son vrai prénom Jean Louise, revient à Maycomb passer les vacances. Sauf que pour elle qui vit à présent à New-York, les choses semblent figées dans une espèce de routine coutumière : mêmes personnes, mêmes lieux, mêmes préjugés. Sauf qu’elle va découvrir une vérité qui va la bouleverser et mettre à mal ses convictions.

Mon avis

Tu as aimé voire adoré Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur ? Il est fort à parier que tu vas détester Va et poste une sentinelle. Enfin, détester est un bien grand mot.

Comment une auteure peut-elle faire un chef d’oeuvre comme l’oiseau moqueur et une telle déception comme la sentinelle ? D’aucuns diront que c’est l’âge et tout et tout. Je veux bien l’entendre. Mais autant l’écriture était fluide, prenante dans le 1er que dans ce tome, il est poussif. On s’ennuie ferme (tout comme la vie à Maycomb d’ailleurs). Ce n’est que lorsque Jean Louise apprend la vérité sur son père qu’on a un peu d’action et que ça devient intéressant.

Et quelle vérité… Je ne vais pas dévoiler pour ne pas casser l’effet de surprise. Mais bordayl ! Je ne voulais pas la voir cette vérité ! Pourquoi on m’a forcé à la voir ? Sans doute parce que je suis adulte. C’est là, à mon sens la force de Va et poste une sentinelle : voir Atticus comme un adulte et non plus comme un enfant. Parce qu’il ne faut pas se mentir : dans Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, on voyait Atticus comme le voyait Scout, donc avec des yeux d’enfant. Et moi, je veux continuer à voir Atticus avec mes yeux d’enfant.

Donc, si tu veux grandir et voir un homme autrement, fonce le lire. Tu seras sans doute déçu mais au moins, j’aurais tenté de te prévenir…

T’as vu comme je maîtrise l’art du « Teasing » ?

Bonus

Livre lu dans le cadre du défi des 4 As. Je valide mon défi optionnel « Défi 5 : Couverture avec au moins une représentation d’un animal connu ou imaginaire ».

le challenge 4 as 2018

 

Le temps est assassin

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L’histoire

Ete 1989. Clotilde passe les vacances en Corse, terre natale de son père. Le 23 août, la voiture familiale a un terrible accident de la route. Clotilde sera la seule rescapée. Un miracle.

En 2016, elle revient en Corse avec sa petite famille. Mais les choses vont se compliquer lorsqu’elle recevra une lettre. Débute alors la recherche de la vérité.

Mon avis

Comme c’est le 1er Bussi que je lis, je ne peux avoir trop de points de comparaison. Cependant, je n’ai pas été plus emballée que ça par l’histoire.

Déjà, certains personnages m’ont profondément énervé ! Franck en premier lieu, le mari de Clotilde. On ne peut pas dire que ce soit la compassion qui l’étouffe celui-là. Il pourrait au moins faire semblant de comprendre sa femme non ?

Ensuite Clotilde m’a un peu agacée. Incapable de prendre une décision et d’avoir le courage de ses actes. Je parle de la Clotilde adulte (d’ailleurs ça m’a bien faire rire sa description de son métier  » avocate. Droit des familles »). La Clotilde ado, celle qui écrit dans son journal qu’on lit en même temps que celui qui tire les ficelles, est beaucoup beaucoup plus intéressante, fine et pertinente dans ses analyses.

Et c’est là la force du livre à mon avis : le journal de Clotilde. On y apprend beaucoup. Je pense qu’il aurait été plus intéressant de ne se baser que sur ce journal pour découvrir la vérité. Là, le livre aurait été génial.

Pour le reste, j’ai trouvé le style de l’auteur un peu poussif. L’intrigue a du mal à se mettre en place et la tentation de sauter des pages est grande.

Mais je ne compte pas m’arrêter sur cette seule lecture pour me faire une opinion bien tranchée sur cet auteur. Je lirai un autre Bussi. Mais pas dans l’immédiat.

Bonus

J’ai lu ce livre dans le cadre d’une LC pour le défi des 4 As. Voici les avis de mes partenaires de 

Kyra

Calysse

Antreguillemets « Je n’avais encore jamais lu cet auteur, c’est donc une belle découverte.
Même si je vous avoue que le résumé ne m’attirait pas trop…le camping, la corse, les histoires de famille. Mais on se laisse porter par l’histoire et l’écriture de Bussi et franchement on se fait vite accrocher.
On ne voit pas les chapitre passer et grâce à mes quelques jours de vacances j’ai pu enfiler le livre en quasiment 2 jours ! Je vais continuer à lire cet auteur du coup, je suis bien contente que l’on ai choisi ce livre pour la Lc »

La dame des ténèbres

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L’histoire

Fidelma reçoit un message alarmant. Son cher ami, Eadulf, est reconnu coupable d’un viol et d’un meurtre et va passer par la potence. Ni une ni deux, elle court à sa rescousse.

Mon avis

Frère Eadulf un violeur et un tueur ?

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Ou alors, il a été drogué. Ou alors, il a été marabouté. Ou alors, on lui a fait un lavage de cerveau. On sait de suite, quand on connaît la saga, que ce n’est pas du tout possible.

Nous, on le sait. Fidelma aussi. Mais face à tant de preuves et surtout face aux préjugés, difficile de prouver son innocence. Et sa naïveté (on va lui pardonner, je penche plus sur le fait qu’il est amoureux d’elle) lui donne tort.

C’est toujours avec plaisir que je retrouve Fidelma. Sa vivacité d’esprit et surtout les descriptions d’un monde judiciaire d’antan (et étranger de surcroît). Là, le thème central est la volonté de changer de peine judiciaire pour plus de sévérité, prémices des heures sombres de notre système judiciaire moyen-âgeux.

Et la fin… Je ne vous dis que cela…

Bonus

Défi optionnel 2 : Roman dans lequel apparait un personnage récurrent validé !

La 7ème fonction du langage

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L’histoire

Roland Barthes s’est fait renverser par une voiture. S’il en réchappe, son répit sera de courte durée. Il sera assassiné.  Bayard, flanqué de Simon HERZOG qui lui sert de traducteur, va devoir enquêter pour répondre à cette simple question : qui a tué Barthes?

Mon avis

Dès les premières pages, je me suis demandé où je m’étais embarquée. Ca parle sémiologie, étymologie, dialétique. Bien que témoignant d’une grande érudition, de prime abord, le livre n’est pas si facile d’accès.

Mais il faut aller au delà. Et dès qu’on touche à l’enquête sur la mort de Roland Barthes (oh, ça va ! Je ne spoile pas parce que c’est indiqué sur la couverture !), là, tout s’enchaîne à une vitesse et la lecture devient vite addictive.

Le rythme de l’auteur se calque sur l’urgence de la situation. On ressent la tension intense qui découle de cette affaire pas si banale que cela.

Cependant, le caractère très élitiste revient vite au galop avec les différentes joutes oratoires. Ces passages m’ont assez ennuyé je dois dire. Je suis de ceux qui pensent que par définition, une joute oratoire n’a d’essence que lorsqu’on l’écoute. La coucher par écrit lui enlève toute sa spontanéité, son essence et son nectar. Et c’est ce qui fait que je  suis assez partagée par cette lecture. Laurent BINET, pour une fois, n’a pas fait en sorte de maintenir ma concentration maximale tout le temps au top.

Si le pouvoir du langage peut sauver une vie, celui des mots ne m’a pas convaincu. Dommage…

Bonus

Avec cette lecture, je valide mon défi optionnel n°3 Roman dans lequel apparait un personnage célèbre.

le challenge 4 as 2018

 

 

Citoyens clandestins

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4ème de couverture

A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Une véritable petite saloperie se balade dans la nature et il ne s’agit plus seulement de sauver quelques milliers de vies humaines. L’Etat français, ou certains de ses représentants, est prêt à tout pour éviter ce qui pourrait être une hécatombe comme un formidable scandale. Il y a des jours où l’Histoire avec un grand H tape à votre porte et l’esquiver ne sert à rien. La jeune journaliste Amel Balhimer ou l’apprenti jihadiste Karim ne le savent pas encore mais leurs destins sont désormais bien au-delà de l’ordinaire raconté au 20 heures. Un homme, ailleurs, braque la lunette de son fusil high-tech sur la fenêtre éclairée d’une ferme. Démarre alors un effarant compte à rebours…

Mon avis

Quand on voit ce pavé (724 pages), on espère qu’il sera bien. Et il l’est. Mais il est surtout hyper addictif si bien qu’on a du mal à le lâcher. Il n’y a aucun temps mort. On est de suite plongé dans les événements qui ont menés avant et après 11 septembre. Si vous n’avez pas peur d’entrer dans un monde obscur (ou de raviver d’anciens souvenirs), si les mots crus et les situations chaudes ne vous embêtent pas, aller lire ce roman.

Ok, parfois il faut s’accrocher avec les différents noms. Surtout qu’hormis pour les journalistes, les noms changent pour les autres protagonistes. Bon, après c’est normal dans la mesure où on touche les différents services de renseignement français. Et c’est là toute la force du livre : une plongée hyper documentée avec, en toile de fond, les guéguerres entre services. Et ils ne se font pas de cadeaux, c’est le moins qu’on puisse dire.

Et que dire des personnages. Que ce soit Karim, le Lynx (j’ai été hyper surprise de savoir qui il est) ou Amel, chacun a une  place prépondérante dans l’histoire. Ils se croisent et se côtoient sans le savoir. Ils ont tous un petit côté attachant (sauf Amel qui m’a profondément ennuyée. J’ai eu par moments envie de la baffer)

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Bonus

Avec ce livre, je valide mon Défi 1- Roman écrit entre 2005 et 2010 et 300 pages minimun du défi des 4 As

le challenge 4 as 2018

Chanson douce

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L’histoire

Myriam et Paul sont de jeunes parents comblés. Mais Myriam, lasse de sa condition de femme au foyer, décide de reprendre le travail. Alors, il leur faut faire comme n’importe quel parent : se mettre à la recherche de la nounou idéale. Ils croient l’avoir trouvé en la personne de Louise. Jusqu’au jour où…

Mon avis

Ce livre est effrayant. Effrayant parce que Myriam et Paul, c’est nous. Des parents qui travaillent et qui doivent laisser la prunelle de leurs yeux à une personne qui, avant d’intégrer la famille, est une parfaite inconnue.

Effrayant parce que la relation de Myriam et Paul avec Louise est d’une banalité (sauf le coup de l’inviter en vacances).

Effrayant parce que la fin (qui est de suite dévoilée) est la chose la plus horrible qui soit pour des parents.

Ce livre raconte le quotidien, la vie de tous les jours. Mais j’ai ressenti quand même une petite critique envers ces parents, carriéristes, qui n’hésitent pas à « abuser » de leur nounou en la faisant finir de plus en plus tard, en lui en demandant de plus en plus. Ce point m’a le plus gêné. Sommes nous obligatoirement carriéristes et limite défaillants lorsqu’on travaille?

Malgré tout, la plume douce mais acerbe de Leila Slimani nous fait passer un excellent moment. Ce livre se dévore en un rien de temps.

Bonus

Défi 6 : Roman ayant obtenu un prix du Challenge des 4 As validé

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