Madame Pylinska et le secret de Chopin

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L’histoire

Aimée, la tante d’Eric- Emmanuel Schmitt, se met à jouer du Chopin sur le vieux piano familial qui, jusqu’à présent, faisait des bruits horribles au lieu de belles mélodies. C’est décidé, il jouera du piano. Mais Chopin ne se laisse pas apprivoiser comme cela. Eric-Emmanuel Schmitt, avec l’aide de Mme Pylinska, professeure de piano sur Paris, tente de percer son secret. Sauf que « -Il y a des secrets qu’il ne faut pas percer mais fréquenter : leur compagnie vous rend meilleur. »

Mon avis

Comment reproduire ce qui enfant, nous a fait tant plaisir, frissonner ? La musique a ce magnifique pouvoir : faire frissonner. De plaisir ou de dégoût.

Mettez moi Muse : 1 chanson ça va, 2 … la 3eme j’ai les poils qui hérissent. Ce n’est pas que je n’aime pas. MUSE m’énerve ! Les mélodies m’énervent au sens littéral du terme.

EES raconte ses cours de piano avec une Mme Pylinska aussi passionnante que lunatique, aussi doucement fêlée qu’érudite. Ses façons d’accueillir son élève par une question, assez déroutante sont absolument délicieuses. Mais surtout, Mme Pylinska nous apprend à ne pas comprendre Chopin. Parce qu’on ne peut pas tout expliquer. On ne peut pas tout analyser. On ne peut pas avoir une approche mathématique de la musique. Parfois, la musique est tout simplement… Même les mots poétiques de l’auteur ne suffisent pas.

J’ai passé un excellent moment en lisant ce livre, beaucoup trop court. J’avais encore envie de rentrer dans l’appartement de Mme Pylinska qui m’a donné envie d’apprendre le piano (ok, j’ai cette envie depuis petite mais il fallait choisir entre la danse et la musique et je préférais la musique et maintenant, adulte, avec le travail et tout et tout, c’est un peu compliqué de m’y mettre bref… Je m’égare).

N’attendez pas qu’on vous révèle le secret de Chopin. D’une, Mme Pylinska le dit clairement, il y a des secrets qu’il ne faut pas percer. De deux, il est propre à chacun…

Une chose est sûre, j’écouterai Chopin (et Bach) d’une autre manière maintenant.

Une citation

« Je vous apprends à devenir un artiste, pas un Narcisse » Dirigez la lumière sur la musique, non sur vous »

 

Bonus

Avec cette lecture, je valide mon défi principal pour le défi des 4 As : lire un livre dont le titre fait référence à la musique. Inutile de vous présenter Chopin…

le challenge 4 as 2018

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Damné Tome 2 : le fardeau de Lucifer

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4ème de couverture

Gondemar a maintenant découvert la nature même de la Vérité et s’en trouve ébranlé. Cette révélation lui a été faite à Montségur par l’Ordre des Neuf.

Devenu maître de l’Ordre, il prend connaissance d’instructions laissées par le fondateur à l’intention de ses successeurs. Il y apprend qu’Hugues de Payns a créé deux Ordres distincts, chacun détenant une part de la Vérité et chacun ignorant tout de l’autre. Une seule personne connaît les deux emplacements : le Cancellarius Maximus, unique juge du moment ou leur contenu sera réuni et révélé au monde.

D’ici là, chaque Ordre doit protéger sa moitié du secret. Le temps venu, celui qui sera chargé de regrouper les deux parties deviendra le porteur de Lumière.

Dans ce deuxième tome, Gondemar de Rossal se rend à Toulouse. Il y fait la connaissance du comte Raymond Roger de Foix, frère de dame Esclarmonde, et de son fils Roger Bernard II. Il y rencontre aussi, en la personne de Cécile de Foix, l’amour et la tendresse auxquels le damné en sursis qu’il est n’a jamais eu droit.

Mon avis

Morte-couille, revoilà les aventures de Gondemar. L’occasion pour moi de ressortir mon GIF « visiteurs »

 

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Parce que oui, ce tome 2 est encore plus sanguinolent, plus vulgaire, plus violent. MAIS, il ne faut pas oublier que nous sommes au Moyen-Age, dans un contexte de guerre et dans un milieu exclusivement masculin. D’où du sang, de la gicle et du mollard (et profusion d’injures).

Et comme pour le 1er tome, j’ai été happée par l’histoire. J’ai dévoré ce 2ème tome en un rien de temps. On ne s’ennuie pas. Tout s’enchaîne à une vitesse.

Mais ce que j’ai particulièrement aimé dans ce tome, c’est de trouver un Gondemar beaucoup plus humain. Un Gondemar qui tombe amoureux, qui pleure un être cher, qui doute. Je n’ai qu’une envie, lire la suite sans attendre.

Bonus

Vous vous souvenez du Défi des 4 AS ?

Mon équipe, les ♥ ont remporté la première session. Du coup, pour cette nouvelle session, nous avons dû choisir les thèmes.

Les voici : Défi 1 – Un livre dont l’auteur porte le même prénom qu’un membre de notre famille

Défi 2 –  Vous prendrez le chiffre de votre date de naissance et lirez le livre du rang en question de votre liste PAL sur LA

Défi 3 – Lire un roman dont la couleur dominante de sa couverture est une couleur primaire (bleu rouge ou jaune)
Défi 4  – livre dont le titre fait référence à la musique

Damné était à la place 22 de ma PAL. Mon défi n°2 est validé !

le challenge 4 as 2018

Les élus

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4ème de couverture

« Maintenant, Julius a les ciseaux. Pourtant la douleur est toujours là. Schwester Mutsch aussi est toujours là. Elle se penche vers lui et lui crache à la figure, puis elle étale la salive sur les lèvres et les paupières fermées du garçon. Espèce d’ordure. Tu n’as aucun droit de vivre. Soit on t’enferme chez les fous, soit le docteur te fait une piqûre. Et voilà que la paire de ciseaux ne se trouve plus dans sa main. Elle flotte dans la lumière bleutée, au milieu des lits et des tables de chevet. Alors il brandit haut l’instrument et l’enfonce dans sa poitrine. Enfin, le silence se fait. Même la lumière bleutée semble s’être éteinte. Puis elle revient. Et avec elle l’insoutenable douleur. »
En 1941, à Vienne, l’hôpital du Spiegelgrund a été transformé par les nazis en un centre pour enfants handicapés et jeunes délinquants. Jour après jour, Adrian, Hannes et Julius, pensionnaires de la maison de redressement, tentent d’exorciser l’horreur. Dans un époustouflant ballet de voix tour à tour intérieures et extérieures, ils racontent l’enfer qu’ils vivent et la mort qui les guette au pavillon 15, ou l’on extermine les « indésirables ».

Mon avis

Malgré un thème fort et prometteur, je n’ai pas du tout accroché. Le style est un peu lourd, pathos, parfois violent (en même temps, c’est cohérent avec l’histoire). Je n’ai pas réussi à « rentrer dedans » comme on dit. Je me suis fait violence pour lire. Je ne sais pas, ce n’était peut être pas le moment… Ou je n’avais peut être pas envie de lire cette vérité.

Même si l’auteur ne cache rien (c’est là la seule force que j’ai trouvée au livre), c’est d’une lenteur… On a du mal à s’attacher aux personnages même si la voix d’Adrian m’a fait trembler, tempêter voire pleurer. En revanche, celle d’Anna, l’infirmière et son zèle aveugle face au Docteur Jekelius. Ok, c’était la 2eme Guerre Mondiale et le nazisme mais quand même. J’avais bien envie de la secouer, elle qui n’était pas forcément d’accord avec la méthode.

Bref, peut être que je le relirai plus tard. Au cas où… Vu que je n’aime pas rester sur une mauvaise impression.

Secrets de miel

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L’histoire

Mélanie, travaillant dans la pub à PARIS, voit sa vie bouleversée quand elle est virée de son boulot. Elle qui ne vivait que pour lui, allant jusqu’à délaisser sa propre famille (qui a vécu un drame terrible), se demande ce qu’elle va faire.

Aussi, quand elle reçoit un message annonçant la mort de son père, se résout-elle à retourner dans son village natal, Arlanc. Ce passage, qui ne devait être que temporaire, lui prendra plus de temps qu’elle n’espérait.

Mon avis

C’est avec plaisir que je retrouve la plume de Fanny. Une plume pétillante, simple (sans être simpliste) et qui fait mouche. J’ai eu la même impression qu’en lisant Aux livres Exquis : dévorer un petit bonbon.

On rentre de suite dans le vif du sujet et on se demande quel peut être ce fameux secret de famille qui hante tellement Mélanie.

Ce petit livre se lit très bien. On s’attache vite aux personnages même les plus antipathiques (bon, sauf la patronne de Mélanie). Dans un premier temps, j’ai d’ailleurs trouvé Mélanie hyper naïve (même si la fin m’a donné tort) et peu combative : pourquoi ne conteste-t-elle pas son licenciement ? Ok, je vous le concède, mon côté juriste ressort parfois un peu trop. Mais crotte à la fin ! Un petit coup de prud’hommes et c’était fini…

Sauf que ça aurait été à l’encontre de l’esprit de livre qui, malgré les thèmes lourds du secret de famille, de la mort etc, se veut (et revendique) comme un livre feel-good avec une belle fin (pour traduire une célèbre locution anglaise). Mais d’ailleurs, en parlant de fin, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y aura une suite. Secrets de miel ne peut pas finir comme ça… Hein Fanny ?

 

Prix littéraire mon histoire du soir

Encore un petit défi pour moi avec ma participation au prix littéraire organisé par Au Féminin avec Soupline.

Le principe : écrire une histoire (ou 2 ou 3 ou plus si affinités) portant sur un de ces thèmes :

  • Nature : Ce soir nos rêves partent en voyage. A l’aventure !
  •  Famille : Parce que les vrais super héros sont les gens qu’on aime, non ?
  • Douceur : Une histoire du soir qu’on se chuchote en se serrant fort…

J’ai décidé de participer, avec l’histoire du Vent amoureux.

Si l’envie vous en dit, je vous invite à lire ma petite histoire, a voté (si vous avez bien apprécié bien sûr) et surtout à me dire ce que vous en avez pensé. J’accepte toutes les critiques, même négatives 😉

C’est ici

Mr Mercedes

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L’histoire

Bill Hodges est parti en retraite avant même d’avoir pu résoudre l’affaire du tueur à la Mercedes. Mais une lettre de ce dernier va relancer les choses. Commence alors un jeu du chat et de la souris entre l’ex flic et le tueur.

Mon avis

Stephen King, autant j’ai vu ses films, autant je ne l’ai jamais lu. C’est chose faite avec ce livre.

J’ai appris au moins une chose, Stephen King maîtrise aussi bien le polar que le fantastique. Parce qu’il est clair que du fantastique, dans Mr Mercedes, ben, il n’y en a pas du tout. Au contraire. Ce livre est criant de réalisme. Ne serait-ce que par ce tueur qui se fond dans la masse et qui est « monsieur tout le monde », celui qu’on croise tous les jours à la boulangerie ou sur le chemin de l’école. C’est le plus effrayant..

Stephen King nous offre également une critique très acerbe de la société américaine (la crise des subprimes etc) et de tous ses travers. Bien que différents (en apparence), Hodges et le tueur se ressemblent sur la vision qu’ils ont de la société. On alterne entre leurs deux récits, leurs deux points de vue. Il est même assez marrant de connaître leur vision sur les faits et sur l’enquête déjà menée.

Alors oui, il a fallu entrer dans le livre. C’est déroutant parce qu’on est vite pris dans le vif du sujet avec l’attaque à la mercedes. Mais ensuite, le style ralentit un peu plus pour reprendre sur les chapeaux de roues (elle est facile celle-là, je vous le concède). Et à partir de ce moment, difficile de lâcher la lecture… La plume de l’auteur est assez addictive. J’ai hâte de lire les 2 autres tomes de cette trilogie.

Bonus

Avec cette lecture, je termine ma part pour le défi des 4 As.

Défi 8C  essayer de trouver chacune un livre qui lorsqu’ils seront mis cote a cote pourront former une expression ou phrase assez intelligible. un cadavre exquis ! « D’un commun accord, Mr Mercedes ne pars pas sans moi avant d’aller dormir. » – Mr Mercedes de Stephen King

le challenge 4 as 2018

Va et poste une sentinelle

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L’histoire

Scout, de son vrai prénom Jean Louise, revient à Maycomb passer les vacances. Sauf que pour elle qui vit à présent à New-York, les choses semblent figées dans une espèce de routine coutumière : mêmes personnes, mêmes lieux, mêmes préjugés. Sauf qu’elle va découvrir une vérité qui va la bouleverser et mettre à mal ses convictions.

Mon avis

Tu as aimé voire adoré Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur ? Il est fort à parier que tu vas détester Va et poste une sentinelle. Enfin, détester est un bien grand mot.

Comment une auteure peut-elle faire un chef d’oeuvre comme l’oiseau moqueur et une telle déception comme la sentinelle ? D’aucuns diront que c’est l’âge et tout et tout. Je veux bien l’entendre. Mais autant l’écriture était fluide, prenante dans le 1er que dans ce tome, il est poussif. On s’ennuie ferme (tout comme la vie à Maycomb d’ailleurs). Ce n’est que lorsque Jean Louise apprend la vérité sur son père qu’on a un peu d’action et que ça devient intéressant.

Et quelle vérité… Je ne vais pas dévoiler pour ne pas casser l’effet de surprise. Mais bordayl ! Je ne voulais pas la voir cette vérité ! Pourquoi on m’a forcé à la voir ? Sans doute parce que je suis adulte. C’est là, à mon sens la force de Va et poste une sentinelle : voir Atticus comme un adulte et non plus comme un enfant. Parce qu’il ne faut pas se mentir : dans Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, on voyait Atticus comme le voyait Scout, donc avec des yeux d’enfant. Et moi, je veux continuer à voir Atticus avec mes yeux d’enfant.

Donc, si tu veux grandir et voir un homme autrement, fonce le lire. Tu seras sans doute déçu mais au moins, j’aurais tenté de te prévenir…

T’as vu comme je maîtrise l’art du « Teasing » ?

Bonus

Livre lu dans le cadre du défi des 4 As. Je valide mon défi optionnel « Défi 5 : Couverture avec au moins une représentation d’un animal connu ou imaginaire ».

le challenge 4 as 2018