L’homme qui voyait à travers les visages

couv65936290

L’histoire

Charleroi. Augustin, jeune homme insignifiant va se retrouver malgré lui au coeur des événements tragiques qui vont endeuiller cette ville. Lui qui n’était qu’un pauvre inconnu jouant de mauvais oeil, va se retrouver au coeur de toutes les attentions. Lui n’aura de cesse que de se découvrir et d’entrer dans une profonde réflexion théologique.

♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Mon avis

Bon, vous commencez par le savoir mais j’adore EES. Et pourtant, j’ai voulu attendre le bon moment pour sortit ce livre de ma PAL. J’ai appris à mes dépens qu’il faut choisir le moment propice pour le lire. Là, c’est une discussion avec une amie qui m’a donné envie. Elle était toute étonnée, moi qui l’ai initiée à EES, de savoir que je ne l’avais pas encore lu. Elle m’a d’autant plus titillé ma curiosité lorsqu’elle m’a parlé du rôle du greffier, Méchin (enfin, l' »assistant » du juge).

Partant de l’actualité (un attentat, l’ombre du fanatisme religieux), EES part dans une réflexion philosophique qui est sa marque de fabrique. Le tout est amené habillement, sans qu’on s’en rende compte. Alors autant j’ai un peu décroché lorsqu’Augustin se lance dans une discussion théologique avec la juge d’instruction, autant j’ai adoré celle qu’il a avec Dieu. Oui, parce qu’il rencontre Dieu. Je ne vous dévoile pas dans quelles conditions mais c’est un peu moins académique que lorsqu’EES a rencontré la foi dans La Nuit de Feu. D’ailleurs, rien n’est académique dans ce livre. Et c’est ce qui fait son charme.

Ce livre nous amène, malgré nous, à la réflexion en opposant 2 thèses bien distinctes (celle de Dieu et celle de la juge Poitrenot). Est ce Dieu qui est responsable de la folie des hommes ou est-ce les hommes qui ne comprennent pas ce que Dieu a écrit pourtant clairement dans ses livres  (il est d’ailleurs intéressant de considérer Dieu comme un écrivain à succès par ailleurs) ? Vous avez 2 heures ! Vaste débat dites moi…

Par contre, Monsieur SCHMITT, je vous invite solennellement à venir nous voir. Nous ne sommes pas aussi empotés que Méchin 😉 et en plus, on adore vous lire

Publicités

La nuit de feu

JAQ_RL_130x200

L’histoire

Eric Emmanuel Schmitt, pour les besoins d’un film, va faire un repérage dans le désert du Sahara. Il ne se doutait pas qu’il allait faire une rencontre qui allait bouleverser sa vie.

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

Mon avis

Bon, je ne vous cache pas (à force, vous devez bien le savoir) qu’EES est mon auteur préféré.

Là, il nous fait partager quelque chose de très intime. Certains diraient trop intime mais je ne pense pas.

Il se livre sur ses états d’âme, ses petites habitudes, son enfance un peu à la manière d’un journal intime ce que j’ai trouvé appréciable. C’est tellement peu commun d’entrer dans l’intimité d’un auteur (en toute légalité j’entends)

En revanche, les digressions théologiques m’ont un peu laissées de marbre. J’ai eu du mal à rentrer dedans, à en comprendre la finalité. Sans doute parce que je suis profondément athée et donc hermétique à ces discussions. La religion, je la considère plus comme un fait « historique » faisant partie de notre patrimoine que comme quelque chose de mystique à laquelle il faudrait croire.

Et puis, je suis un peu comme St Thomas. J’dis pas, si jamais je le rencontrais comme EES, j’y croirai (Il ne faut jamais dire jamais n’est ce pas)

Récemment, EES était l’invité de l’émission de Stéphane BERN sur RTL (à la bonne heure). EES disait qu’il ne mettait jamais de mot se terminant par « asse » dans ses livres. Hum hum… Alors que vient faire cette phrase ?

« A moins que je ne me détestasse de veiller… »

Une petite conversation virtuelle

Il y a quelque temps, je voyais sur le site lecteurs.com, un concours. Il fallait juste faire une critique du dernier livre d’Eric Emmanuel Schmitt (Les perroquets de la Place d’Arezzo pour ceux qui ne suivent pas) et de la soumettre au site. A la clé, une conversation virtuelle avec l’auteur.

J’ai eu l’extrême chance d’avoir été choisie…

Le tournage s’est fait (pour ma partie) la semaine dernière. Je craignais un peu parce qu’il faut le dire : oui, interviewer des gens, c’est un métier. Promis, je ne rigolerai plus devant certaines questions idiotes que posent certains journalistes… Heureusement que la caméra était petite et qu’Eric Emmanuel Schmitt n’était pas devant moi… Là, je pense que j’aurais été inaudible…Mais avec une journaliste très très sympathique qui met à l’aise, ça roule parfaitement ! Et je dois dire que la vidéo est très bien !

Alors, avant de vous mettre le lien (bande de petits curieux !), je tenais à remercier le site lecteurs.com de m’avoir sélectionnée, Iris qui m’a bien mis à l’aise et qui a fait un super travail. Et bien évidemment Eric Emmanuel Schmitt pour avoir répondu à mes questions…

Pour ceux qui veulent voir ma petite tête :

C’est ici que ça se passe

Les Perroquets de la Place d’Arezzo

L’histoire : Il existe à Bruxelles, une place investie par les perruches et le perroquets. Et sur cette place, cohabitent plusieurs personnes qui vont tous recevoir la même lettre étrange « Ce mot simplement pour te signaler que je t’aime. Signé: tu sais qui. ».

Dès lors, chacun va tenter de trouver celui qui a envoyé ce mystérieux courrier. Pour certains, cette lettre va leur changer la vie…

Mon avis : c’est toujours avec une très grande impatience que j’attends la sortie des livres d’Eric Emmanuel Schmitt. D’autant plus quand un jour, dans ma boîte mail, j’ai reçu sa lettre d’information

« Certains s’étonnent déjà… Ils remarquent que Les Perroquets de la place d’Arezzo est un très gros roman alors qu’ils me croient adepte du court : je leur réponds que le sujet commande la taille d’un livre. Ici, à travers une histoire quasi policière, il s’agit d’une encyclopédie romanesque des relations amoureuses – autant dire qu’en 750 pages, j’ai fait concis !D’autres s’étonnent que j’aborde la sexualité et parlent déjà d’un roman érotique. Il s’agit en fait d’un roman sur l’érotisme, sur la place que prennent étreintes, baisers et caresses dans nos vies. Et là, personne ne ressemble à personne.

 

Bienvenue dans le labyrinthe des corps et des sentiments. »

Et là, je me suis dit « Oh non… Il ne va tout de même pas surfer sur cette vague du roman érotique ». En même temps, je me doutais bien que ça n’allait pas virer à la 50 nuances de Grey. Et heureusement…

Bref, autant vous dire que j’attendais cette sortie avec impatience.

J’ai tendance à reprocher à Eric Emmanuel Schmitt la brièveté de ses livres. Ils me plaisent tant que j’en veux toujours encore plus. Oui, je peux me montrer exigeante.

Là, je peux dire que j’ai été exaucée… Près de 750 pages ! Il m’aura fallu une semaine de vacances au bord de la mer pour le lire. Et qu’y ai-je découvert ? Sans conteste un roman actuel.

Alors oui, il faut passer la première partie qui présente tous les personnages (pas moins d’une quinzaine). Certains sont attachants dès le départ (Tom, Nathan, Germain). Pour d’autres, il m’a fallu attendre un peu pour me familiariser avec eux. Cependant, il en est un que je n’ai pas du tout apprécié, Zachary.

Alors pourquoi ce roman est-il actuel ? Parce qu’il traite de thèmes (ou de personnages) d’actualité. Tom et Nathan, le couple homosexuel, nous ramènent sans conteste aux discussions autour du mariage pour tous. Il est difficile de ne pas voir en Zachary, DSK tant les ressemblances sont patentes. Dédé d’Anvers, gérant de plusieurs bordels en Belgique, il ne vous rappelle rien ? J’ai même vu en Petra Van Tannenbaum la célèbre et actuelle effeuilleuse qu’est Dita Von Teese.

Et surtout, ce roman traite de la sexualité, thème ô combien actuel à en voir les nombres d’articles de presse ou d’émission télévisées s’y consacrant. La sexualité quitte le domaine du privé.  Mais ça ne vire pas non plus à l’érotisme. La plume et la sensibilité de l’auteur font qu’on est loin du roman d’Arlequin.

Et les pointes d’humour confèrent également une légèreté bienvenue à la lecture.

Un exemple ? Page 466 et le suicide au Nutella d’Albane. Alors, je vais me faire taper dessus avec mes références musicales (oui, il m’arrive d’écouter des musiques de « babache ») mais ça m’a fait immédiatement penser à Diam’s qui en parle dans une chanson hautement intelligente, Peter Pan (Fais péter les Kinders, J´crois que je suis Malade/J’ai le syndrome de Peter Je veux des Régalade/Je veux danser toute ma vie, Comme Sophia Boutella/Plus envie de vivre,J´me suicide au Nutella). Ouah… En plus de Billie Holiday et de Mozart, serait-il possible qu’Eric Emmanuel Schmitt écoute Diam’s ? Faudrait que je lui pose la question tiens…

Mais il y en a tant d’autres (la discussion autour du point G est assez succulente)

Outre l’humour, de vraies citations, réflexions qui font tirer quelques larmes et réfléchir ponctuent tout le livre.

Mes préférées :

« L’amour, c’est de la dynamite »

« La niaiserie est le vêtement dont les cyniques habillent les purs »

Je me suis amusée tout au long de cette lecture à voir toutes les références à ce que l’auteur aime : Billie Holiday, Mozart. Et à l’instar d’Hichtcock , l’auteur apparaît furtivement dans son livre

« Il l’ouvrit en espérant que le miracle allait se produire « A treize ans, j’ai cassé mon cochon et je suis allé voir les putes »  »

(Les puristes trouveront sans problème la référence)

L’auteur serait-il fan d’Hichtcock ? Encore une question à poser…

Les Deux messieurs de Bruxelles

Dans le cadre du Challenge EES organisé par unchocolatdansmonroman, je me suis mise à lire, avec un réel plaisir, le tout dernier EES.

C’est un recueil de 5 nouvelles par lesquelles EES explore le thème du trio amoureux.

Les Deux messieurs de Bruxelles : nouvelle éponyme. Celle que j’ai le moins aimé (enfin, tout est relatif)

L’histoire : Geneviève reçoit un jour la visite d’un notaire qui lui apprend qu’elle vient d’hériter de biens assez conséquents de la part de Monsieur Jean Daemens qu’elle ne connaît pas du tout. Pourquoi elle ? Qui est cet homme ? Le seul lien qui les unit, mais ça, elle ne le sait pas, c’est que le jour de son mariage, Jean s’est uni avec son compagnon, au fond de l’église…

Mon avis : le thème est archi d’actualité à l’heure des manifestations pour ou contre le mariage homosexuel. Ici, EES traite de la vie par procuration. Jean et Laurent vivent par procuration la vie d’un couple lambda. Même s’ils s’aiment, Jean et Laurent prennent vite conscience qu’il manquera quelque chose à leur couple, une trace de leur amour : un enfant. Aussi suivent-ils avec attention l’évolution de la famille de Geneviève, jusqu’à « adopter » le petit David.

Finalement, où est le bonheur ? Dans le couple illégitime ou dans le couple officiel ? Les choses ne sont pas si simples que cela…

Même si j’ai bien aimé cette nouvelle et ce thème, j’ai été déçue par le comportement de Jean et Laurent vis à vis des choix de vie de Geneviève. Pourquoi être si critique ? Auraient-ils faits les mêmes choix en tant que couple légitime ?

Le Chien :

L’histoire : Samuel Heymann se suicide suite à l’accident qui coûte la vie à son chien, un beauceron de 40 ans prénommé Argos. Sa fille et son ami, un « écrivain qui parle davantage qu’il n’écrit », ne comprennent pas… Jusqu’au jour où l’écrivain reçoit un courrier de Samuel, qui lui explique tout…

Mon avis :  une nouvelle qui m’a particulièrement émue. Le thème est très prenant (la lutte contre la mort dans les camps de concentration). La fidélité de Samuel pour Argos est sans faille au point même qu’à la mort de son épouse, Argos prend la place de la mère sur les photos de famille. D’ailleurs, Miranda, sa fille, en a bien conscience. Argos était son père et sa mère. Là aussi, EES traite de la vie par procuration. Samuel vit en quelque sorte avec ce chien cette vie de famille qu’il n’a pas eue…

Pourquoi cette fidélité sans faille au point que malgré le désir de vengeance, Samuel ne passera pas à l’acte ? Argos a été non seulement la bouée de sauvetage de Samuel mais également, en quelque sorte, son amour… Est-ce parce que ce chien a été plus humain que le moins humain des hommes ? Alors là, je me souviens de ce que me disait mon prof de philo en terminale (je n’ai pas retenu grand chose parce que la philo et moi… mais ça oui) : un animal, si intelligent qu’il soit pour nous, n’a pas l’intelligence d’un humain et ne peut, par conséquence, être qualifié d’humain. Le débat est donc ouvert …

Ménage à trois :

L’histoire : Constance, jeune veuve dont l’époux, musicien, ne lui a laissé que des dettes, n’a qu’une idée en tête : se retrouver un nouveau mari. Aussi, quand un diplomate se présente auprès d’elle, elle se laisse séduire, tout en essayant de ne pas outrer la mémoire de son défunt mari… Parce que ce diplomate s’intéresse de très près aux partitions de ce défunt musicien et entreprend même de les vendre…

Mon avis : la plus surprenante quant à la chute. J’ai tout bonnement adoré. On ne sait rien ni de l’époque, ni des personnages si ce n’est que leur condition sociale. Du coup, quand la chute arrive, à la toute dernière phrase, on tombe des nues…

Là aussi le thème de la vie par procuration, véritable leitmotiv est bien présent. Constance a cette impression que ce diplomate veut vivre la vie de son défunt mari alors qu’elle n’a qu’une envie, l’oublier…

Un coeur sous la cendre :

L’histoire : Alba est la marraine de Jonas, jeune adolescent atteint d’une grave maladie cardiaque. Elle est aussi la mère de Thor, adolescent un peu geek sur les bords. Alba est très fusionnelle avec Jonas, allant même jusqu’à se substituer à sa propre mère qui de toute manière, est toujours partie pour des raisons professionnelles. Un jour, Jonas reçoit un coeur ce qui est assez exceptionnel dans une Islande aux 300.000 habitants… Sauf que pour avoir un coeur, il faut avoir un mort…

Mon avis : encore un sujet sensible : l’attente de greffe pour un jeune adolescent et l’envie des parents des donneurs d’organes de savoir où ils sont partis. Là encore, une envie de vivre par procuration. Ceci est particulièrement caractéristique avec Vilma, qu’Alba va connaître dans sa quête de la vérité : elle veut savoir qui a récupéré les organes de sa fille persuadée qu’elle va, de part son instinct maternel, reconnaître les receveurs. Ainsi, sa fille continuera à vivre. Et elle, a l’aimé…

Mais si les autorités refusent de donner les noms des receveurs, est-ce réellement pour les protéger ? N’est-ce pas un complot de l’Etat ? Une fois qu’on a cette information, qu’en faire ? La vérité  n’est-elle pas, dans ce cas, une double peine ?

L’enfant fantôme :

L’histoire : malgré les apparences, Séverine et Benjamin ont formé un couple. Un couple qui s’est aimé malgré l’adversité. Malheureusement, une rencontre fortuite malgré le fait qu’elle leur fut salvatrice, va raviver les vieilles blessures.

Mon avis : cette nouvelle, pour des raisons personnelles, m’a particulièrement émue… Comment le couple peut-il survivre à une épreuve aussi terrible que l’interruption médicale de grossesse ? Et s’ils n’avaient pas pris la bonne décision ? Vaste sujet dont tout à chacun aura sa propre opinion avec son propre vécu…
Logo Livraddict

La Nuit de Valognes

Petite lecture dans le cadre d’une lecture commune organisée par Un chocolat dans mon roman.

L’histoire : Une nuit, 6 femmes réunies. Qu’ont-elles en commun ? D’avoir fréquenté un certain Dom Juan. 5 d’entre elles décident donc de faire son procès…

Mon avis : 1ere pièce de théâtre que j’ai lu d’EES. Je savais qu’il avait écrit des pièces et pourtant, j’en reculais les lectures. A tort je dois dire… Cette pièce reprend un thème archi connu : l’histoire de Dom Juan. Mais là, le vocabulaire employé par l’auteur est beacoup plus abordable que celui employé à l’époque par Molière (même si j’adore ce dernier). Il n’hésite pas à employer des termes qu’on a peu l’habitude de voir (« couilles » etc). En revanche, il utilise les codes du théâtre classique et notamment la fameuse règle de l’unité de temps, de lieu et d’espace.

Un procès, voilà qui m’attire, fatalement… Sauf qu’au final, le procès est très succint. Il n’est qu’un prétexte pour se réunir. En effet, la peine de Dom Juan est déjà décidée. Il est où le principe du contradictoire ? Le droit à un procès équitable ? Le droit à une défense ???? Là, je m’écarte un peu…

Il m’est un peu difficile de chroniquer une pièce de théâtre. A vrai dire, c’est bien la première fois que je le fais. Cependant, malgré cette pièce assez courte (3 actes et certaines scènes sont très courtes), EES arrive à donner une certaine dynamique à la pièce. Le premier acte est celui de la mise en place, le 2nd, celui de l’action et le dernier celui des révélations.

Outre le thème du libertinage et de la femme bafouée, EES aborde de façon déguisée l’homosexualité. D’où la question : où se trouve le véritable amour ? Peut-il être si inattendu qu’incroyable ? Peut-on réaliser qu’il est là ?

Si ce procès n’a pas permis la condamnation de Dom Juan, il a permis à ce dernier de se révéler, de découvrir une vérité. Et c’est là, à mon sens, tout le sens d’un procès (qui plus est d’assises) : on est là pour connaître la vérité. La condamnation reste accessoire…

Ulysse From Bagdad

Cet EES, je l’ai lu dès sa sortie. Dans le cadre d’une LC sur le forum de livraddict, je me suis replongée dans les tréfonds de ma mémoire pour me rappeler de ce que j’ai pensé de ce livre. Par manque de temps, je n’ai pu le relire pour faire cette chronique. Je m’excuse par avance de la pauvreté de ce billet.

L’histoire : Saad, jeune irakien sans le sous, veut quitter l’Irak, en guerre. S’ensuit donc un périple où, tel Ulysse, il va vivre de nombreuses aventures.

Mon avis : EES, j’adhère, j’aime, j’adore ! Et ce livre n’a pas manqué de me faire rêver. On y retrouve la fluidité d’écriture de l’auteur, son optimiste aussi même si cette fois, l’espoir est plus mince. Et surtout, son humour, ses jeux de mots (jusqu’au prénom de Saad)

On y retrouve les thèmes chers à EES : la solitude du héro, la quête (ici, arriver à sortir de ce pays mais aussi la quête de soi même face à la solitude de cette immigration); la philosophie, la religion et la famille.

Les aventures de cet anti héro nous font assurément penser à l’Odyssée (enfin, de ce que je me souviens de ce que j’ai lu). De mémoire, on y retrouve même les fameuses sirènes et leur danger.

Toutefois, je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pas vibré comme à mon habitude. Je l’ai pris pour un conte car il l’est assurément. Cependant, je ne sais pas si c’est parce que Saad est plus âgé, mais il me manquait un petit quelque chose…

 

Pour lire d’autres avis (plus complets que le mien)  http://lacaveauxlivres.blogspot.fr/2012/07/ulysse-from-bagdad-eric-emmanuel-schmitt.html

http://biblioroz.blogspot.fr/2012/07/ulysse-from-bagdad-deric-emmanuel.html

http://www.unchocolatdansmonroman.fr/article-ulysse-from-bagdad-eric-emmanuel-schmitt-108678251.html

http://mademoiselleartemis.com/ulysse-from-bagdad-eric-emmanuel-schmitt/