Purge

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L’histoire

Aliide est une vieille femme qui vit dans une ferme isolée en Estonie. La vie et son passé lui ont joué de sales tours. Aussi est-elle très méfiante quand Zara apparaît chez elle, effrayée. Ne serait-ce pas un appât de voleurs ?

Quant à Zara, ce n’est pas mieux non plus. Est-ce que Pacha va la retrouver ?

 

Mon avis

L’homme : tu lis quoi ?

Moi : Purge

L’homme : c’est chiant ?

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Passons cette petite blague !

J’avoue qu’il m’a manqué de solides connaissances en histoire de l’Union Soviétique pendant la 2nde Guerre Mondiale et pendant la Guerre Froide pour bien comprendre les références historiques. Cependant, ça n’enlève en rien à la qualité de ce roman.

Ce huis-clos est tour à tour inquiétant, glaçant (les scènes de tortures et de viols sont prenantes), malsain mais également émouvant.

Malgré la plume assez fluide de l’auteure, je dois dire que par moments, j’ai été un peu perdue dans les flash-back. Je ne savais plus qui parlait… Aliide ou Zara…

Quant au final… Il est tellement improbable que j’étais à mille lieues m’imaginer cela…

J’ai passé un très bon moment, bien angoissant que je les aime !

 

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Le Tour du monde du Roi Zibeline

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4ème de couverture

« Mes amis, s’écria Benjamin Franklin, permettez-moi de dire que, pour le moment, votre affaire est strictement incompréhensible. Nous ne demandons qu’à vous l’expliquer, dit Auguste. Et d’ailleurs nous avons traversé l’Atlantique pour cela. Eh bien, allez-y. C’est que c’est une longue histoire. Une très longue histoire, renchérit Aphanasie, sa jeune épouse que Franklin ne quittait plus des yeux. Elle traverse de nombreux pays, elle met en scène des drames et des passions violentes, elle se déroule chez des peuples lointains dont les cultures et les langues sont différentes de tout ce que l ‘on connaît en Europe… Qu’à cela ne tienne ! Au contraire, vous mettez mon intérêt à son comble ». Comment un jeune noble né en Europe centrale, contemporain de Voltaire et de Casanova, va se retrouver en Sibérie puis en Chine, pour devenir finalement roi de Madagascar… Sous la plume de Jean-Christophe Rufin, cette histoire authentique prend l’ampleur et le charme d’un conte oriental, comme le XVIIIe siècle les aimait tant.

Mon avis

Ce que j’aime chez Rufin, c’est son grand talent de conteur. J’ai été littéralement happée par cette histoire d’Auguste Benjowski qui a réellement existé (si si, il a même sa page wikipédia )

Il est vrai qu’au début, j’ai été sceptique (tout comme les  proches de Franklin). Je me suis demandée si ces personnages étaient réels ou imaginaires. Mais la précision historique de l’auteur est telle qu’elle lève tout ambiguïté. Et cela nous permet d’en apprendre un peu plus sur les enjeux économiques de cette nouvelle forme de « mondialisation ». On pourra reprocher cependant des réflexions trop rapides sur les Lumières même si je pense que l’auteur n’a pas voulu trop pousser la réflexion au risque de tomber dans le récit philosophique.  (période ô combien très intéressante).

Et qu’est ce qu’on voyage  avec Auguste et Aphanasie.  Les descriptions des paysages sont absolument sublimes et très précis. On tremble de froid en Sibérie, on sent la mousson en Asie. Un véritable périple sans bouger de chez soi…

Encore une fois, Rufin prouve qu’il fait partie de mes auteurs fétiches.

Le crime du comte neville

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L’histoire

Sérieuse, la fille du comte Neville, a « fugué » et se retrouve chez une voyante qui annonce au comte qu’il va tuer quelqu’un lors de sa prochaine (et dernière) garden party. Dès lors, le comte commence à paniquer. Et ça ne va pas s’arranger quand quelqu’un de particulier va lui demander de le tuer, juste l’aider…

Mon avis

Ce qui est bien chez Amélie Nothomb, c’est qu’en une heure (deux tout au plus) on a lu ses livres.  Celui-ci ne déroge pas à la règle même si j’ai du mal à le considérer comme un roman. Pour moi, il répond plus aux critères de la nouvelle que du roman à proprement parler.

Mais court ne veut pas dire de mauvaise qualité. Et là, je dois dire qu’elle est bien présente. Tout au long de cette lecture, on se demande comment cela va se terminer. On se demande si le comte va céder à cette demande aussi ubuesque qu’horrible. Et quelle chute !

Alors certes ce n’est pas du grand Nothomb, mais cela reste une lecture très agréable.

Bilan 2017

Le 31 décembre, jour propice à faire la fête

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Mais également l’heure des bilans.

Cette année, j’ai lu 32 livres soit 13.325 pages (sans compter les jugements, dédicace à l’homme qui a sorti cette blague). C’est un peu moins que l’année dernière mais on reste dans ma moyenne.

Je vais vous la faire manière cérémonie des Oscar en moins pompeux et moins long vu que vous n’aurez que les gagnants.

Dans la catégories coups de coeur 2017

 

Dans la catégorie « mais comment j’ai fait pour lire cela ? » 2017

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Dans la catégorie « belle surprise/belle découverte » 2017

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Dans la catégorie « belle rencontre malgré l’attente mais ça valait le coup parce qu’elle est vraiment super sympa et ça aurait été bête de passer à côté de cette rencontre » 2017

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Voilà voilà.

L’année 2018 s’annonce riche en défis lecture. J’espère m’y tenir !

Et belle année 2018 à vous !!!!!!

 

 

 

Damné Tome 1 : l’héritage des Cathares

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4ème de couverture

Dès sa naissance, en l’an 1185, le fils du seigneur de Rossal est différent des autres. Entré en ce monde le visage voilé, le jeune Gondemar ne vivra que parce que la succession de la seigneurie l’exige. Objet de la méfiance superstitieuse des serfs, il trouvera refuge auprès du père Prelou et de Pernelle, sa seule amie. Mais Gondemar n’est pas né pour le bonheur. La solitude doit être son lot.

L’année de ses quatorze ans, Gondemar fait la connaissance de Bertrand de Montbard, templier défroqué, engagé comme maître d’armes afin de protéger Rossal. Avec le temps, l’adolescent verra en Montbard le père puissant qu’il n’a jamais eu. Après un entraînement qui frise la cruauté, le futur seigneur devient un guerrier redoutable. Jusqu’au jour où il est assassiné.

Ironiquement, c’est à cet instant que s’amorce la vraie destinée de Gondemar de Rossal. Ramené d’entre les morts après un séjour en enfer, il a désormais pour mission de protéger la Vérité, dont il ne connaît ni la nature ni l’emplacement. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il doit suivre la route du Sud et qu’il doit mener cette quête afin de trouver le salut de son âme. Sur son chemin, cathares, templiers et croisés se succèderont.

Et cette Vérité qu’il doit sauvegarder lui dévoilera un pan méconnu de l’histoire.

Mon avis

Attention, même si, pour le moment, je n’ai lu que le 1er tome, je sens vite que cette saga va être un coup de coeur.

Cette lecture me réconcilie avec le Moyen-Age. Moi qui trouvais cette époque inintéressante (sauf pendant mes cours d’histoire du droit avec les explications sur la Question et autres), je dois dire que j’ai revu mon jugement. Non seulement elle est très riche historiquement mais la dimension ésotérique de cette période amène à toutes les interprétations religieuses possibles. Et Damné en fait partie.

En général, je reproche aux 1er tomes d’être un peu trop planplans et d’installer trop lentement l’intrigue. Ici, il n’en est rien. Dès le début, on est mis dans l’ambiance. Et l’intrigue s’installe dès le milieu de la lecture.

Les personnages sont très attachants. Si, je vous le jure. Les descriptions somptueuses et donnent envie de visiter la région. Bon, après, il faut avoir le coeur bien accroché face à cette violence et ne pas être réfractaire à la vulgarité parce que « couilles » et autres joyeux mots sont légions.

 

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Mais en même temps, c’est l’époque qui veut cela…

En tout cas, j’ai hâte de lire la suite !

La petite couturière du Titanic

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L’histoire

Tess est douée pour la couture. Elle rêve d’en faire son métier. Mais pour le moment, elle est bonne à CHERBOURG où elle s’ennuie. Aussi, quand le Titanic accoste, elle claque la porte et décider de provoquer sa chance. Elle embarque sur le Titanic aux côtés de Lucy, célèbre sytliste. Au bout du voyage, New-York et l’espoir d’une vie où tout est permis.

Mon avis

Alors, pas de grosse surprise. Comme tout le monde le sait, le Titanic coule (n’est ce pas James Cameron ?). Mais comme Tess embarque du bon côté des ponts, elle survivra (et ne fera pas comme Rose Dawson). Et c’est là toute l’originalité du roman : se placer après le naufrage. Là où l’on se pose des questions. Là où les survivants culpabilisent et sont seuls face à leur conscience. Là où l’on enquête (officiellement ou non). Là où l’on se retrouve alors que l’on se pensait mort. Là où il faut prendre des décisions qui changeront le cours de sa vie. Assurément, la catastrophe a changé les vies.

Ce roman allie 2 de mes passions : la lecture et la couture. Quel plaisir… Grâce à des descriptions soignées, j’avais réellement l’impression d’être dans l’atelier de Lucy, de toucher les étoffes, d’entendre le son mécanique des machines à coudre. Un vrai voyage dans un temps qui amorce un changement radical… Et un excellent moment de lecture même si ce n’est pas de la grande littérature.

Captive

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4ème de couverture

1859 : Grace Marks, condamnée à perpétuité, s’étiole dans un pénitencier canadien. A l’âge de seize ans, Grace a été accusée de deux horribles meurtres. personne n’a jamais su si elle était coupable, innocente ou folle. Lors de son procès, après avoir donné trois versions des faits, Grace s’est murée dans le silence : amnésie ou dissimulation ?
Le docteur Simon Jordan veut découvrir la vérité. Gagnant sa confiance, Jordan découvre peu à peu la personnalité de Grace, qui ne semble ni démente ni criminelle. Mais pourquoi lui cache-t-elle les troublants rêves qui hantent ses nuits ?
Inspiré d’un sanglant fait divers qui a bouleversé le Canada du XIXe siècle.

Mon avis

Autant j’ai été emballée par la Servante Ecarlate, autant j’ai été déçue par Captive. Je n’ai pas retrouvé le côté addictif qui m’avait tant plu. J’ai trouvé cette lecture très brouillonne, confuse, sans réel plan. On se perd.

Pourtant, cette histoire d’erreur judiciaire mêlée à des questionnements d’ordre psychiatrique avait tout pour me plaire sur le papier. Mais il y avait trop de blablas inutiles qui n’amènent rien au niveau de l’intrigue. C’est très monotone et je me suis pas mal ennuyée.

En revanche, la manière qu’a Margaret ATWOOD de ménager le suspens est remarquable. Tout au long de cette lecture on se demande si Grace est ou non coupable. Dommage que ça n’ait pas été plus poussé.