Damné (tome 3)

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L’histoire

Gondemar part dans Ch’nord de la France (enfin, pas chez les ch’tits quand même) enfin de retrouver la 2nde partie de la Vérité. Mais rien ne va se passer comme il l’espérait…

Mon avis

C’est avec un grand plaisir (mais aussi, une certaine frustration) que j’ai retrouvé Gondemar, Pernelle et leurs plus ou moins amis pour la suite de cette quête qui est très très addictive.

Bon, par moments, j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs et que Gondemar tournait un peu en rond notamment quand il recherche la fameuse entrée. Quel boulet parfois…Pourtant, c’était tellement évident !!!!!Et ça manquait d’injures et autres gros mots à mon sens…

Pour autant, la plume de l’auteur est toujours très agréable à lire et la description des sentiments des protagonistes est beaucoup plus poussée (pour mon plus grand plaisir).

Je dois dire que je n’ai pas vu la fin venir. Je me suis pris un sacré coup sur la tête. Je n’avais qu’une hâte : lire la suite. Mais… (il y a toujours un mais) Je pensais avoir mis sur ma liseuse (obligatoire dans la valise pour en limiter le poids) le dernier tome. Eh ben non ! D’où ma frustration extrême…

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Les passagères du 221

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L’histoire

Paul est conducteur de bus. Sur la ligne 221. Une ligne un peu particulière…

Mon avis

Une véritable pépite ! Des femmes se côtoient, allant, sans le savoir, dans la même direction. Chacune à son histoire. Chacune à l’air d’être seule et isolée. Cependant, un événement va les faire se lever et agir ensemble, mues par un même objectif : arriver à l’heure. C’est vital pour elle : ne pas arriver en retard pour le parloir. Et du coup, elles vont dévoiler ce secret de polichinelle qui existe entre elle.

On ne saura pas dans les détails les faits qui ont amené les personnes visitées à être en prison. L’auteure manie avec panache l’art de la pudeur. On n’a pas envie d’en savoir plus. Ce qui est dévoilé suffit amplement.

J’ai adoré voyager avec elles dans ce bus. On s’attache à ses passagères et à Paul aussi, qui a un profond respect pour ces passagères si particulières. Sans leur parler, il connaît leur histoire. Mon seul regret : cette lecture est beaucoup trop courte. Mais l’auteure s’en explique et du coup, c’est cohérent.

Bonus

Je remercie Madgaa d’avoir sélectionné cette petite pépite !

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[LDPA 20] Challenge Livra’deux pour pal’Addict *20*

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Ca faisait longtemps que je n’avais pas refait ce challenge, parfait pour nous aider à choisir dans nos longues PAL.

Le principe

En binôme, chacun choisi dans la PAL de l’autre, trois livres :
* Qu’il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
* Dont il aimerait avoir l’avis d’un ami
* Des titres qui vous interpellent pour leur résumé…
Sur ces trois livres, vous en choisissez un et dans un délai imparti, vous devez le lire et en faire un avis.

Mon binôme

Je vous présente Magdaa, mon binôme pour cette session. Nos PAL sont assez similaires. Plusieurs titres m’ont plu.

Sa sélection

Dans ma Pal, elle m’a choisi

Et j’ai choisi

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Ma sélection pour Madgaa

 

J’ai hâte de voir ce qu’elle a choisi !

La disparition de Josef Mengele

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L’histoire

La Seconde Guerre Mondiale est finie. Sale temps pour les ex SS, poursuivis et voués à se cacher. C’est ce qu’il va se passer pour Josef Mengele, ex médecin d’Auschwitz, appelé l’Ange de la Mort.

Mon avis

Pouahhhhhh… Quelle claque… Non seulement ce livre fait peur de part le fanatisme encore très prégnant de ces ex SS qui aduleront encore Hitler et le IIIeme Reich jusqu’à leur mort, mais il fait peur par rapport à la capacité qu’avait Mengele de se fondre dans la masse et de se cacher. Ok, il a bénéficié de l’aide financière de sa famille, qui avait tout intérêt à le maintenir caché, affaires oblige.

J’ai trouvé le parti pris de l’auteur particulièrement intéressant. On oscille entre le documentaire et le roman. Cette histoire est hyper documentée et précise. Mais le fait d’avoir quelques éléments de fiction permet de rendre cette lecture plus digeste.

J’aurais presque honte de le dire mais j’ai presque eu de la pitié pour Josef Mengele. De la pitié parce que tout au long de sa cavale, il reste arqué sur ses positions. Il en devient aigri quitte à passer à côté de l’essentiel : se réconcilier avec son fils…

De la pitié parce que je n’envie aucunement sa vie, faite de peur,  de stress. Une vie de prisonnier sous une vie de liberté de façade. Au final, n’aurait-il pas fallu qu’il se suicide ou se fasse condamner à mort?

Bonus

Avec cette lecture, je valide mon défi n°1 -Un livre dont l’auteur porte le même prénom qu’un membre de notre famille.

Plus q’un et j’aurais terminé cette session du défi des 4 As !

le challenge 4 as 2018

 

 

Madame Pylinska et le secret de Chopin

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L’histoire

Aimée, la tante d’Eric- Emmanuel Schmitt, se met à jouer du Chopin sur le vieux piano familial qui, jusqu’à présent, faisait des bruits horribles au lieu de belles mélodies. C’est décidé, il jouera du piano. Mais Chopin ne se laisse pas apprivoiser comme cela. Eric-Emmanuel Schmitt, avec l’aide de Mme Pylinska, professeure de piano sur Paris, tente de percer son secret. Sauf que « -Il y a des secrets qu’il ne faut pas percer mais fréquenter : leur compagnie vous rend meilleur. »

Mon avis

Comment reproduire ce qui enfant, nous a fait tant plaisir, frissonner ? La musique a ce magnifique pouvoir : faire frissonner. De plaisir ou de dégoût.

Mettez moi Muse : 1 chanson ça va, 2 … la 3eme j’ai les poils qui hérissent. Ce n’est pas que je n’aime pas. MUSE m’énerve ! Les mélodies m’énervent au sens littéral du terme.

EES raconte ses cours de piano avec une Mme Pylinska aussi passionnante que lunatique, aussi doucement fêlée qu’érudite. Ses façons d’accueillir son élève par une question, assez déroutante sont absolument délicieuses. Mais surtout, Mme Pylinska nous apprend à ne pas comprendre Chopin. Parce qu’on ne peut pas tout expliquer. On ne peut pas tout analyser. On ne peut pas avoir une approche mathématique de la musique. Parfois, la musique est tout simplement… Même les mots poétiques de l’auteur ne suffisent pas.

J’ai passé un excellent moment en lisant ce livre, beaucoup trop court. J’avais encore envie de rentrer dans l’appartement de Mme Pylinska qui m’a donné envie d’apprendre le piano (ok, j’ai cette envie depuis petite mais il fallait choisir entre la danse et la musique et je préférais la musique et maintenant, adulte, avec le travail et tout et tout, c’est un peu compliqué de m’y mettre bref… Je m’égare).

N’attendez pas qu’on vous révèle le secret de Chopin. D’une, Mme Pylinska le dit clairement, il y a des secrets qu’il ne faut pas percer. De deux, il est propre à chacun…

Une chose est sûre, j’écouterai Chopin (et Bach) d’une autre manière maintenant.

Une citation

« Je vous apprends à devenir un artiste, pas un Narcisse » Dirigez la lumière sur la musique, non sur vous »

 

Bonus

Avec cette lecture, je valide mon défi principal pour le défi des 4 As : lire un livre dont le titre fait référence à la musique. Inutile de vous présenter Chopin…

le challenge 4 as 2018

Damné Tome 2 : le fardeau de Lucifer

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4ème de couverture

Gondemar a maintenant découvert la nature même de la Vérité et s’en trouve ébranlé. Cette révélation lui a été faite à Montségur par l’Ordre des Neuf.

Devenu maître de l’Ordre, il prend connaissance d’instructions laissées par le fondateur à l’intention de ses successeurs. Il y apprend qu’Hugues de Payns a créé deux Ordres distincts, chacun détenant une part de la Vérité et chacun ignorant tout de l’autre. Une seule personne connaît les deux emplacements : le Cancellarius Maximus, unique juge du moment ou leur contenu sera réuni et révélé au monde.

D’ici là, chaque Ordre doit protéger sa moitié du secret. Le temps venu, celui qui sera chargé de regrouper les deux parties deviendra le porteur de Lumière.

Dans ce deuxième tome, Gondemar de Rossal se rend à Toulouse. Il y fait la connaissance du comte Raymond Roger de Foix, frère de dame Esclarmonde, et de son fils Roger Bernard II. Il y rencontre aussi, en la personne de Cécile de Foix, l’amour et la tendresse auxquels le damné en sursis qu’il est n’a jamais eu droit.

Mon avis

Morte-couille, revoilà les aventures de Gondemar. L’occasion pour moi de ressortir mon GIF « visiteurs »

 

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Parce que oui, ce tome 2 est encore plus sanguinolent, plus vulgaire, plus violent. MAIS, il ne faut pas oublier que nous sommes au Moyen-Age, dans un contexte de guerre et dans un milieu exclusivement masculin. D’où du sang, de la gicle et du mollard (et profusion d’injures).

Et comme pour le 1er tome, j’ai été happée par l’histoire. J’ai dévoré ce 2ème tome en un rien de temps. On ne s’ennuie pas. Tout s’enchaîne à une vitesse.

Mais ce que j’ai particulièrement aimé dans ce tome, c’est de trouver un Gondemar beaucoup plus humain. Un Gondemar qui tombe amoureux, qui pleure un être cher, qui doute. Je n’ai qu’une envie, lire la suite sans attendre.

Bonus

Vous vous souvenez du Défi des 4 AS ?

Mon équipe, les ♥ ont remporté la première session. Du coup, pour cette nouvelle session, nous avons dû choisir les thèmes.

Les voici : Défi 1 – Un livre dont l’auteur porte le même prénom qu’un membre de notre famille

Défi 2 –  Vous prendrez le chiffre de votre date de naissance et lirez le livre du rang en question de votre liste PAL sur LA

Défi 3 – Lire un roman dont la couleur dominante de sa couverture est une couleur primaire (bleu rouge ou jaune)
Défi 4  – livre dont le titre fait référence à la musique

Damné était à la place 22 de ma PAL. Mon défi n°2 est validé !

le challenge 4 as 2018

Les élus

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4ème de couverture

« Maintenant, Julius a les ciseaux. Pourtant la douleur est toujours là. Schwester Mutsch aussi est toujours là. Elle se penche vers lui et lui crache à la figure, puis elle étale la salive sur les lèvres et les paupières fermées du garçon. Espèce d’ordure. Tu n’as aucun droit de vivre. Soit on t’enferme chez les fous, soit le docteur te fait une piqûre. Et voilà que la paire de ciseaux ne se trouve plus dans sa main. Elle flotte dans la lumière bleutée, au milieu des lits et des tables de chevet. Alors il brandit haut l’instrument et l’enfonce dans sa poitrine. Enfin, le silence se fait. Même la lumière bleutée semble s’être éteinte. Puis elle revient. Et avec elle l’insoutenable douleur. »
En 1941, à Vienne, l’hôpital du Spiegelgrund a été transformé par les nazis en un centre pour enfants handicapés et jeunes délinquants. Jour après jour, Adrian, Hannes et Julius, pensionnaires de la maison de redressement, tentent d’exorciser l’horreur. Dans un époustouflant ballet de voix tour à tour intérieures et extérieures, ils racontent l’enfer qu’ils vivent et la mort qui les guette au pavillon 15, ou l’on extermine les « indésirables ».

Mon avis

Malgré un thème fort et prometteur, je n’ai pas du tout accroché. Le style est un peu lourd, pathos, parfois violent (en même temps, c’est cohérent avec l’histoire). Je n’ai pas réussi à « rentrer dedans » comme on dit. Je me suis fait violence pour lire. Je ne sais pas, ce n’était peut être pas le moment… Ou je n’avais peut être pas envie de lire cette vérité.

Même si l’auteur ne cache rien (c’est là la seule force que j’ai trouvée au livre), c’est d’une lenteur… On a du mal à s’attacher aux personnages même si la voix d’Adrian m’a fait trembler, tempêter voire pleurer. En revanche, celle d’Anna, l’infirmière et son zèle aveugle face au Docteur Jekelius. Ok, c’était la 2eme Guerre Mondiale et le nazisme mais quand même. J’avais bien envie de la secouer, elle qui n’était pas forcément d’accord avec la méthode.

Bref, peut être que je le relirai plus tard. Au cas où… Vu que je n’aime pas rester sur une mauvaise impression.