Une vie

Certes, il y a celle de Maupassant que je n’ai jamais lue, honte à  moi, la littéraire
Mais celle qui m’a intéressée, c’est la vie d’une femme que j’admire (ne me demander pas pourquoi) : Simone Veil.
Un dimanche que je déjeunais chez mes beaux-parents et qu’on « regardait » ce cher Michel, j’ai vu ce livre. Fidèle à ma réputation, j’ai préféré attendre qu’il sorte en poche. D’une, c’est moins  cher (et quand on lit beaucoup, ça rentre en ligne de compte). Et de deux, comme je lis principalement dans le train, le format poche et très pratique…
Bref, quelques mois et un petit tour à la F**c plus tard, me voici en possession de ce livre…
Que dire…
Bon, c’est sûr, l’histoire est « connue »
J’ai été un peu décontenancée par le « style ». Surtout au début lorsqu’elle raconte son enfance et sa déportation. J’ai eu la désagréable impression de lire un journal intime.
Lors qu’on arrive à sa vie professionnelle, on quitte ce style « confidence ». Et je dois dire que ça fait du bien. J’ai adoré les passages où elle parle de sa carrière de magistrat, surtout sa  carrière à la Chancellerie. C’est tellement lucide…
La lucidité… Je dirais que c’est ce qui prévaut de son  autobiographie… Sauf quand elle dit qu’elle ne comprend pas les critiques sur une toute jeune ex-Garde des Sceaux… Mais c’est une  question de point de vue…
En revanche, j’ai trouvé les passages sur sa carrière politique difficilement abordables. J’ai du plonger dans mes lointains souvenirs d’histoire des institutions politiques (merci la fac) pour en  apprécier les subtilités. Idem pour sa carrière européenne (toujours merci la fac).
Ceci dit, cela reste un livre somme tout modeste pour cette grande Dame…