L’homme qui voyait à travers les visages

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L’histoire

Charleroi. Augustin, jeune homme insignifiant va se retrouver malgré lui au coeur des événements tragiques qui vont endeuiller cette ville. Lui qui n’était qu’un pauvre inconnu jouant de mauvais oeil, va se retrouver au coeur de toutes les attentions. Lui n’aura de cesse que de se découvrir et d’entrer dans une profonde réflexion théologique.

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Mon avis

Bon, vous commencez par le savoir mais j’adore EES. Et pourtant, j’ai voulu attendre le bon moment pour sortit ce livre de ma PAL. J’ai appris à mes dépens qu’il faut choisir le moment propice pour le lire. Là, c’est une discussion avec une amie qui m’a donné envie. Elle était toute étonnée, moi qui l’ai initiée à EES, de savoir que je ne l’avais pas encore lu. Elle m’a d’autant plus titillé ma curiosité lorsqu’elle m’a parlé du rôle du greffier, Méchin (enfin, l' »assistant » du juge).

Partant de l’actualité (un attentat, l’ombre du fanatisme religieux), EES part dans une réflexion philosophique qui est sa marque de fabrique. Le tout est amené habillement, sans qu’on s’en rende compte. Alors autant j’ai un peu décroché lorsqu’Augustin se lance dans une discussion théologique avec la juge d’instruction, autant j’ai adoré celle qu’il a avec Dieu. Oui, parce qu’il rencontre Dieu. Je ne vous dévoile pas dans quelles conditions mais c’est un peu moins académique que lorsqu’EES a rencontré la foi dans La Nuit de Feu. D’ailleurs, rien n’est académique dans ce livre. Et c’est ce qui fait son charme.

Ce livre nous amène, malgré nous, à la réflexion en opposant 2 thèses bien distinctes (celle de Dieu et celle de la juge Poitrenot). Est ce Dieu qui est responsable de la folie des hommes ou est-ce les hommes qui ne comprennent pas ce que Dieu a écrit pourtant clairement dans ses livres  (il est d’ailleurs intéressant de considérer Dieu comme un écrivain à succès par ailleurs) ? Vous avez 2 heures ! Vaste débat dites moi…

Par contre, Monsieur SCHMITT, je vous invite solennellement à venir nous voir. Nous ne sommes pas aussi empotés que Méchin 😉 et en plus, on adore vous lire

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Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran

Attention, 1er livre lu pour mon Challenge d’EES

L’histoire : Moïse est un ado, juif, qui veut seul avec son père, avocat complètement dépassé. Le jour de ses 13 ans, il casse son cochon pour aller voir une prostituée et devenir un homme. Dans sa rue, il y a Monsieur Ibrahim, l’arabe du coin, qui va devenir son ami et bien plus encore…

Mon avis : au début, je l’ai lu vite, très vite, trop vite. EES m’a rappelé à l’ordre à la page 71 « la lenteur, c’est ça le secret du bonheur ». Du coup, coup de frein dans la lecture. J’ai pris mon temps pour le finir. Le temps de l’apprécier. Le temps de bien comprendre le pourquoi de ce livre.
Au début, je dois dire que j’ai eu un peu de mal à comprendre. Je trouvais le livre trop simpliste et beaucoup moins profond qu’Oscar et la Dame Rose.
Pourtant, EES, comme à son habitude, nous délivre pas mal de message.
Tout d’abord, c’est un hymne contre les préjugés. Déjà la 4eme de couverture nous prévient. « La rue Bleue n’est pas bleue. L’Arabe n’est pas arabe ». Tout est dit. Monsieur Ibrahim est considéré comme arabe vu que c’est le seul dans une rue juive. Moïse a lui même ce préjugé avant d’avoir sa propre définition de l’arabe. Lui-même a des préjugés. Contre sa mère qui l’a abandonné à la naissance. Il la juge sans même essayer de comprendre. Contre son père dont il ne comprendra pas la souffrance. Contre la vie en général.
On retrouve les thèmes chers à EES. Tout d’abord la religion. Moïse devient Momo. Ce diminutif est universel : il peut convenir tant à un juif, à un musulman qu’un catholique. Ici, Monsieur Ibrahim est énigmatique quant à la définition du Coran lorsque Momo lui demande ce que c’est. Là est la force de ce livre : chacun doit pouvoir savoir ce qu’il y a dans son Coran. Monsieur Ibrahim le sait…
Ensuite, la place de l’enfant dans la famille. Momo a une place particulière dans la sienne. Et il trouve la sienne avec Monsieur Ibrahim.
D’un point de vue plus personnel, ce Monsieur Ibrahim me fait penser à Pochtron Libraire. Comme lui, il vient du Croissant d’Or. Il a sa sagesse, son humour et sa philosophie de vie (n’est ce pas Papounet?).