Une colonne de feu

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L’histoire

Noël 1558, le jeune Ned Willard rentre à Kingsbridge : le monde qu’il connaissait va changer à tout jamais… Les pierres patinées de la cathédrale dominent une ville déchirée par la haine religieuse et Ned se retrouve dans le camp adverse de celle qu’il voulait épouser, Margery Fitzgerald.
L’accession d’Élisabeth Ire au trône met le feu à toute l’Europe. Les complots pour destituer la jeune souveraine se multiplient, notamment en France ou la séduisante Marie Stuart – considérée comme l’héritière légitime du royaume anglais et issue de la redoutable famille française de Guise – attend son heure. Pour déjouer ces machinations, Élisabeth constitue les premiers services secrets du pays et Ned devient l’un des espions de la reine. À Paris, il fait la connaissance de la libraire protestante Sylvie Palot dont le courage ne le laisse pas indifférent…
Dans ce demi-siècle agité par le fanatisme qui répand la violence depuis Séville jusqu’à Genève, les pires ennemis ne sont cependant pas les religions rivales. La véritable bataille oppose les adeptes de la tolérance aux tyrans décidés à imposer leurs idées à tous les autres – à n’importe quel prix.

Mon avis

Au risque de me répéter, quand on voit les livres de Ken Follet, on se dit qu’on n’arrivera jamais à bout de ses pavés. Et pourtant…

Dès les premières pages, on est happé par la plume de l’auteur. Ok, il y a pas mal de personnages, mais on ne s’y perd pas. Les différents protagonistes se croisent, s’évitent pour notre plus grand plaisir. Certains personnages sont attachants. Pour d’autres, on sent dès le départ que ça ne passera pas. Et effectivement, ça ne passe pas.

D’un point de vue historique, il faut reconnaître un véritable travail de recherches pour être au plus près de la réalité. Certes, les puristes pourront hurler devant certaines incohérences. Mais Ken Follet n’est pas historien. Il vulgarise l’Histoire, c’est différent. Et si ça permet de faire quelques recherches sur cette période pour compléter ses connaissances (ce que j’ai fait. L’Histoire de l’ Angleterre, je la connais dans les grandes lignes d’où de nombreuses lacunes), je dis banco !

Je reprocherais quand même quelques petites longueurs, notamment dans les descriptions de certaines batailles (la bataille navale m’a profondément ennuyé et j’ai lu en diagonal)

J’avoue que j’ai été très contente de revenir à Kingsbridge et je suis contente que Ken Follet décide d’en faire une saga. J’ai hâte de voir dans quel siècle il va nous amener la prochaine fois.

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L’hiver du monde

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4ème de couverture

Entre 1933 et 1949, des salles de bal de Buffalo aux chambres du Parlement anglais, de la bataille de Normandie au terrible Blitz, L’Hiver du monde entraîne le lecteur dans le tourbillon de la Seconde Guerre mondiale.

Dans La Chute des géants, cinq familles – américaine, russe, allemande, anglaise et galloise – se sont croisées, aimées et déchirées au rythme de la Première Guerre mondiale et de la Révolution russe. À l’aube des grands bouleversements politiques, sociaux et économiques de la seconde moitié du XXe siècle, ce sont désormais leurs enfants qui ont rendez-vous avec l’Histoire.
Pouvant se lire indépendamment du premier tome, L’Hiver du monde raconte la vie de ces êtres au destin enchevêtré pour qui l’accession au pouvoir du IIIe Reich et les grands drames de la Seconde Guerre Mondiale changeront le cours de leur vie pour le meilleur comme pour le pire.

Carla von Ulrich, née à Berlin d’un père allemand et d’une mère anglaise, va subir de plein fouet les affres du nazisme jusqu’à ce que, décidée à reprendre sa vie en main, elle entre en résistance… Les frères américains Woody et Chuck Dewar, chacun portant un lourd secret, empruntent deux voies différentes au moment de l’entrée en guerre des États-Unis, l’un s’engageant dans la politique à Washington, l’autre combattant dans la jungle des îles du Pacifique… Lloyd Williams, brillant étudiant et très engagé politiquement, à l’instar de ses parents, se porte volontaire pour combattre les fascistes durant la guerre civile espagnole, au prix de certains de ses idéaux… Daisy Peshkov, belle et ambitieuse jeune fille, s’éprend du mauvais garçon, le suffisant et lâche Boy Fitzherbert, avant de prendre conscience que le véritable amour n’est ni intéressé ni prévisible… Quant à Volodya, le cousin de Daisy, espion pour les renseignements russes, il va peu à peu remettre en question les agissements de son gouvernement au point que ses actes affecteront non seulement cette guerre, mais également la Guerre froide à venir.

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Mon avis

Alors oui, quand on prend un livre de Ken Follet, on se dit « youlala ! C’est un sacré pavé ça encore ». Oui. On pense tous cela. Et puis, on se demande comment il peut écrire autant (le plus petit livre ne fait que 500 pages mais comptez une moyenne de 1.000 pages). On se dit que forcément, quantité ne veut pas dire qualité. Mais non ma petite dame ! Avec Ken Follet, on a la quantité ET la qualité.

J’ai lu il y a un bout de temps La chute des Géants. Je pensais que j’allais tout oublier et me prendre. Et bien non. On retrouve les enfants (et leurs parents héros du 1er tome). Enfants qui sont devenus grands, les années passant. Ils se détachent de leurs parents ou, au contraire, s’en rapprochent. Et on s’attache à eux comme on s’est attaché à leurs parents.

Ken Follet ne fait pas que de parler que de la 2nde guerre mondiale. Il s’attache à nous décrire avec précision, l’avant, ce qui a fait que cette horreur est arrivée. Parce que oui, Ken Follet ne mâche pas ses mots et ne nous épargne rien du tout.

Allez, pour pinailler, je vais reprocher ce que je lui ai reproché au 1er tome : pourquoi n’y a-t-il pas de famille française ???? On ne parle que de nous que par mentions (lors du débarquement par exemple, et encore, furtivement). Ken, on t’aime ! Pourquoi tu nous le rends pas ?

La Chute des géants

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L’histoire : Ils sont russe, gallois, anglais, allemand, américain. Ils sont nobles, bourgeois, prolétaires. Ils vivent les frimas de la Première Guerre Mondiale. Ken FOLLET va vous conter leurs histoires derrière l’Histoire.

Mon avis : j’adore Ken FOLLET mais quand je vois les pavés qu’il écrit, je suis vite découragée. Et quand j’ai vu toute la liste des personnages, je me suis dit qu’il fallait être folle pour s’y mettre.

Et encore une fois, j’ai été séduite. Le style de l’auteur est tellement fluide que le livre se lit très vite. Les intrigues (amoureuses, politiques, guerrières) sont très poussées et fouillées.

Au final, toutes les histoires s’entremêlent, les protagonistes se rencontrant alors que rien ne les destinait à se croiser si ce n’est cette guerre.

De la 1ere Guerre Mondiale, je me souvenais du pourquoi, je me souvenais de ma visite à VERDUN. Je ne sais pas si les tractations diplomatiques sont réelles ou non. J’ai la faiblesse de croire qu’elles le sont. En tout cas, si elles le sont, elles sont encore plus palpitantes que tout ce qu’on peut lire dans un livre d’histoire.

Un petit bémol tout de fois. Je suis assez déçue de ne pas avoir de personnage français. La France est l’un des pays majeurs lors de cette guerre (et on a bien morflé également). Il est dommage qu’on n’ait pas eu une petite (voire même grande place) dans l’intrigue. Sauf à considérer les batailles françaises comme étant un personnage du livre mais là, ce serait tiré par les cheveux…

J’ai hâte de lire la suite. Je devine aisément qu’on retrouvera, peut être les mêmes protagonistes et, à tout le moins, leurs enfants.

 

 

 

Les Piliers de la Terre

L’histoire : Nous sommes en Angleterre au Moyen-Age. Une guerre de succession au trône fait rage. Mais tout le monde lutte : pour survivre, pour s’aimer ou pour édifier la plus grande et magnifique cathédrale.

Mon avis : Quand on se lance dans un roman de 1.050 pages, on prie pour qu’il soit bien. Et comme je suis un peu folle sur les bords, je me suis mis une pression supplémentaire en voulant le lire en 1 mois maximum.  En plus, ayant vu la série il y a un bout de temps, je me suis dit que ça m’aiderait (au passage, le roman est beaucoup beaucoup mieux que la série). Pari réussi sans aucun problème (3 semaines)

Je dois dire que Ken FOLLET m’a grandement simplifié la tâche. Dès le départ, j’ai été plus que séduite par son style très fluide. J’ai été happée par les aventures de Tom le bâtisseur, Philip le prieur, William le sanguinaire, Aliéna la ressuscitée, Jack l’idéaliste, Waleran l’opportuniste et Ellen la rebelle.

Tous ces personnages se croisent, se décroisent et voient leur destin se lier les uns aux autres. Le tout forme une galerie de personnages très hétéroclytes  sans pour autant certains deviennent les personnages centraux au détriment des autres. Ils sont tous sur le même plan d’égalité.

Surtout, leur caractère, leurs errements, leurs doutes, leurs sentiments sont très bien décrits et ça nous aide à s’identifier à eux (enfin, sauf pour William pour ma part). On se prend à les aimer, à les détester, à les pleurer…

Là où il aurait pu nous assommer des descriptions inutiles, l’auteur a eu l’intelligence de les limiter aux descriptions techniques et esthétiques des cathédrales. Ok, je dois avouer que j’ai un peu lu en diagonale ces passages. A mon sens, autant les descriptions esthétiques me semblaient utiles que celles plus techniques (bien que très documentées et simplifiées).

Il paraît que ce sont les historiens et les auteurs deu XIXéme siècle qui ont décrit le Moyen-Age tel que nous le connaissons aujourd’hui. Ken FOLLET apporte lui aussi sa petite pierre à l’édifice …

historique

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