Le cas Malaussène, Tome 1

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L’histoire

« Ma plus jeune soeur Verdun est née toute hurlante dans La Fée Carabine, mon neveu C’est Un Ange est né orphelin dans La petite marchande de prose, mon fils Monsieur Malaussène est né de deux mères dans le roman qui porte son nom, ma nièce Maracuja est née de deux pères dans Aux fruits de la passion.
Les voici adultes dans un monde on ne peut plus explosif, où ça mitraille à tout va, où l’on kidnappe l’affairiste Georges Lapietà, où Police et Justice marchent la main dans la main sans perdre une occasion de se faire des croche-pieds, où la Reine Zabo, éditrice avisée, règne sur un cheptel d’écrivains addicts à la vérité vraie quand tout le monde ment à tout le monde. Tout le monde sauf moi, bien sûr. Moi, pour ne pas changer, je morfle ». Benjamin Malaussène.

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Mon avis

Quel plaisir de retrouver la famille Malaussène ! Non que je sois restée sur ma faim après le dernier tome des aventures de Benjamin et de sa famille. Mais bon.

Benjamin a vieilli et les enfants ont, malheureusement, grandi. Beaucoup de choses ont changé… Sauf la propension qu’a la famille à se mettre dans des situations dont elle seule a le secret.

Tout est là, rien ne manque. Toute la magie des anciens tomes est là de nouveau. Les jeux de mots, l’humour, la tendresse.  Bon, par contre, gros carton ROUGE pour le devenir de la justice. Oui amis greffiers, j’ai la tristesse de vous annoncer notre disparition pour cause de coupes budgétaires. RIP…

Pour autant, j’ai été déçue. Déçue parce que c’est trop court. Déçue parce que pour la 1ere fois, Pennac divise en tomes. La conséquence en est que le livre est un peu long à démarrer et s’arrête net là ça commence à devenir intéressant. Alors on se doute que le reste viendra dans le prochain tome. Mais qu’est ce que c’est frustrant d’attendre !!!!!!

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Bonus

Je viens de valider mon dernier thème du challenge du Défi des 4 as !

Les trèfles au taquet !!!!!!!

4-as

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Monsieur Malaussène

L’histoire : cette fois, Benjamin a fort à faire entre Jérémy qui crée une pièce de théâtre, un héritage  un peu lourd à gérer, un cinéma à sauver et un bébé dont il faut préparer la venue (surtout d’un point de vue émotionnel)

Mon avis : Tout au long de la lecture, je me suis dit « tiens, c’est bizarre, il lui arrive rien à Ben… ». C’était sans compter sur Daniel Pennac qui a décidé, pour une fois, de laisser se décanter les choses.

Au début, l’auteur se borne à jouer avec les sentiments des principaux personnages suite à la grossesse de Julie. Mais, en bon conteur qu’il est, Pennac distille des éléments sans qu’on s’en rende compte, sur l’intrigue principale.

Et on ne voit pas arriver ce qu’on attend tous :  les faits reprochés à notre bouc émissaire ! Et après, tout s’enchaîne à une vitesse ! On en perd la tête et notre latin… On hésite, on revient sur notre lecture : a-t-on bien lu ? Est-ce un coup de théâtre ? Est-ce une illusion (thème archi présent dans cet opus)? Est-ce réellement possible ces conditions de détention ? Et ce procès ? En revanche, j’ai été un peu déçue par la fin de l’intrigue et la révélation du commanditaire des meurtres… C’était trop brutal pour moi voire trop simpliste…

Bref, un bon Pennac avec tous les éléments qui m’ont séduites : la plume fluide, l’humour décapant et de l’humanité…

Une citation :

Une erreur judiciaire est toujours un chef-d’oeuvre de cohérence

Je fais d’une pierre deux coups avec cette lecture !

Un livre de lu dans le cadre du Challenge Daniel Pennac organisé par les Livres de Georges + un  de moins dans la liste des lectures du baby challenge lectures contemporaines

Challenge Daniel Pennac

Les livres de Georges organise un Challenge Daniel Pennac qui se terminera le 15 janvier 2014.

Cet auteur, je l’ai découvert grâce au Baby Challenge Lectures contemporaines de L@ et je dois dire que j’ai beaucoup accroché.

Du coup, j’ai envie de lire un peu plus d’oeuvres de cet auteur…

Ne soyons pas présomptueuse, je vais commencer par la catégorie La Petite Marchande de Prose, soit lire 1 à 3 livres. Naturellement, je me réserve le droit d’en lire plus et de concourir dans une autre catégorie 😉

 

La Fée carabine

4eme de couverture  » Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits-enfants, et si on prétend que tout ça c’est ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on ?  » Ainsi s’interroge Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel, payé pour endosser nos erreurs à tous, frère de famille élevant les innombrables enfants de sa mère, coeur extensible abritant chez lui les vieillards les plus drogués de la capitale, amant fidèle, ami infaillible, maître affectueux d’un chien épileptique, Benjamin Malaussène, l’innocence même ( » l’innocence m’aime « ) et pourtant… pourtant, le coupable idéal pour tous les flics de la capitale. »

Mon avis : c’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé Ben et sa famille dans le cadre du baby challenge lectures contemporaines. Et je fais d’une pierre deux coups parce que ce livre a été choisi par ma binomette pour le Livra’deux pour Paladdict. Ce n’était pas mon premier choix (Les coeurs fêlés que je n’ai pu lire). J’espère que Fille-De-Lecture me pardonnera…

Cette lecture fut comme la première, un réel  bonheur. J’adore la plume de Pennac, ses descriptions très imagées et visuelles. On se prend à être devant cette fameuse plaque de verglas en forme de continent africain.

Les personnages sont comme à leur habitude, hauts en couleur. Dans ce 2nd tome, l’auteur s’attache plus aux personnages secondaires qu’à la famille de Benjamin, très bien décrite dans le 1er tome et qui, malheureusement ou pas, ne change pas.  Et cette famille  s’agrandit, que ce soit par la jeunesse (la petite Verdun qui est attendue après une gestation de près de 10 mois) que par la vieillesse, s’étoffe de personnages tout autant barrés les uns des autres. On les apprécie d’autant plus qu’ils gagnent en profondeur…

Les personnages, c’est la véritable colonne vertébrale de ce livre. Leur description, leur passé ajoutent une indéniable plus-value à l’intrigue policière. Le ton employé par les flics est très caractéristique.

Tout comme Le Bonheur des Ogres, l’intrigue policière est très très bien ficelée. L’auteur nous perd dans une chute un peu trop simpliste pour mieux nous surprendre par la révélation de l’affaire.

Je dois dire que par rapport au bonheur de Ogres, la profession de Benjamin est très peu mise en valeur. Et tant mieux… Pour le coup, c’est parce que c’est son métier qu’on le désigne comme le coupable idéal. Et son côté « Pierre Richard » y joue pour beaucoup également. Là, on comprend bien que Benjamin a d’autres chats à fouetter à savoir une famille à nourrir et surveiller. Sans compter son amour pour Julie/Julia qui disparaît un peu trop souvent à son goût…

Bref, une très bonne lecture qui me donne encore plus envie de lire la suite…

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