La Chute des géants

9782253125952

L’histoire : Ils sont russe, gallois, anglais, allemand, américain. Ils sont nobles, bourgeois, prolétaires. Ils vivent les frimas de la Première Guerre Mondiale. Ken FOLLET va vous conter leurs histoires derrière l’Histoire.

Mon avis : j’adore Ken FOLLET mais quand je vois les pavés qu’il écrit, je suis vite découragée. Et quand j’ai vu toute la liste des personnages, je me suis dit qu’il fallait être folle pour s’y mettre.

Et encore une fois, j’ai été séduite. Le style de l’auteur est tellement fluide que le livre se lit très vite. Les intrigues (amoureuses, politiques, guerrières) sont très poussées et fouillées.

Au final, toutes les histoires s’entremêlent, les protagonistes se rencontrant alors que rien ne les destinait à se croiser si ce n’est cette guerre.

De la 1ere Guerre Mondiale, je me souvenais du pourquoi, je me souvenais de ma visite à VERDUN. Je ne sais pas si les tractations diplomatiques sont réelles ou non. J’ai la faiblesse de croire qu’elles le sont. En tout cas, si elles le sont, elles sont encore plus palpitantes que tout ce qu’on peut lire dans un livre d’histoire.

Un petit bémol tout de fois. Je suis assez déçue de ne pas avoir de personnage français. La France est l’un des pays majeurs lors de cette guerre (et on a bien morflé également). Il est dommage qu’on n’ait pas eu une petite (voire même grande place) dans l’intrigue. Sauf à considérer les batailles françaises comme étant un personnage du livre mais là, ce serait tiré par les cheveux…

J’ai hâte de lire la suite. Je devine aisément qu’on retrouvera, peut être les mêmes protagonistes et, à tout le moins, leurs enfants.

 

 

 

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Orgueil et Préjugés

Une lecture commune sur Livraddict et la diffusion d’un biopic sur Jane Austen m’ont définitivement convaincue de lire Orgueil et Préjugés.

Résumé : Elizabeth Bennet est une jeune fille anglaise, 2eme d’une fratrie de 5 filles. Sa mère n’aspire qu’à une choses : que toutes fassent un beau mariage. Pas un mariage d’amour mais une superbe opération financière. Le problème, c’est qu’ils habitent la campagne anglaise et Londres (et les beaux partis) est loin. Ne reste plus qu’à attendre les beaux jours et la saison des bals. Justement, un nouveau voisin, Monsieur Bingley, riche à souhait, vient s’installer à proximité de leur demeure. Il n’en fallait pas moins pour que Madame Bennet ait le secret espoir qu’une de ses filles lui plaise. Et c’est chose faite vu que Jane, l’aînée, tombe amoureuse de Monsieur Bingley et réciproquement. Cependant, l’ami de ce dernier, Monsieur Darcy, aussi arrogant qu’orgueilleux, ne voit pas cette union d’un bon oeil….

Mon avis : J’ai trouvé très intéressante cette description de l’emprise familiale et amicale sur les desseins matrimoniaux de cette époque. Actuellement, on ne peut que contester ce rôle réducteur de la femme qui se doit de faire un bon mariage (non, je ne suis pas féministe). Les mariages arrangés sont même un moment suggérés par Jane Austen. Cependant, on constate avec quel humour cette dernière dénonce ces pratiques.
Il faut le dire, j’ai eu du mal à entrer dans le livre. Heureusement que j’avais au préalable vu le film. Ce qui m’a un peu dérangée, c’est la lenteur au tout début du roman. Je me suis limite ennuyée. De plus, j’ai eu un peu de mal, concernant les dialogues, à savoir qui parlait. Lorsqu’il n’y avait que deux personnages, aucun problème. Lorsque la salle de bal était pleine et que les discussions entraînaient plusieurs personnages, la tâche était un peu plus ardue. Enfin, mais je pense que c’est un problème de traduction, le style était parfois un peu lourd. En revanche, la seconde partie du roman est limite trop rapide.
Par contre, à mon grand regret et si je devais comparer Austen aux soeurs Brontë, la perspicacité de la description de la nature humaine des personnages m’a un peu déçue. J’ai tellement adoré comment Emily Brontë, pourtant vivant recluse chez elle et ne connaissant rien de la vie pour parler vulgairement, décrit la noirceur de l’âme que je m’attendais à retrouver ça chez Austen. Mais Austen n’est pas Brontë et vice versa…
Toutefois, en ayant regardé le biopic sur Austen (et à supposer que ce dernier soit conforme à sa vie mais ça, faute de beaucoup d’élément, on ne peut être sûr), je n’ai pu m’empêcher de me dire que l’histoire d’Elizabeth était la sienne. L’histoire de Jane, celle de sa soeur Cassandra. Après quelques recherches, on s’aperçoit que Jane Austen aurait écrit cette histoire alors qu’elle était tombée amoureuse Thomas Lefroy qu’elle ne pourra épouser… Difficile de ne pas y avoir, dans Orgueil et Préjugés, le témoignage, à l’issue plus heureuse, de sa propre vie.

Edit 1er mai : voici les liens des chroniques des autres participantes à la LC :