Frappe toi le coeur

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L’histoire 

Marie est jeune, belle, « intelligente » (c’est son mari qui le dit) et crois qu’elle a toute sa jeunesse devant elle. Elle adore paraître et faire mourir de jalousie celles qui la côtoient. Sauf qu’une grossesse inattendue lui fait changer ses projets et lui fait rentrer dans une vie qu’elle n’a pas décidé (mariage, bébé etc). Quand sa fille Diane née, un sentiment de jalousie va apparaître.

Mon avis

Je reproche souvent à Amélie Nothomb de sortir trop de livres au détriment de la qualité. J’ai l’impression qu’en tant que valeur sûre, elle est forcée par son éditeur de sortir un bouquin à chaque rentrée littéraire. Sauf que là, Frappe toi le coeur déroge à la règle et m’a réconcilié avec l’auteure.

Marie, Olivier, Diane, Nicolas, Célia, Olivia… Les puristes vont me comprendre. ENFIN des prénoms normaux. Personnellement, je trouve que ça aide à s’identifier aux personnages.

Quant au thème… Il m’a profondément touché. Ok, je suis mère donc ça aide). Les relations mère/fille sont parfois difficiles.  Amélie Nothomb nous le démontre tout en pudeur. Alors oui, parfois c’est trash (ça reste sa marque de fabrique), parfois ça fait mal. Mais ça fait mouche, ça percute, c’est addictif et d’une justesse. On ressent tous les états d’âme de Diane qui passe de l’espoir à la colère jusqu’à une certaine forme de déni. Ce qu’elle vivra toute petite conditionnera toute sa vie, même ses choix professionnels.

Cette lecture ne laisse pas indifférent. Pour ma part, c’est son meilleur livre.

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Barbe bleue

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L’histoire 

Saturnine est belge et galère à trouver un appartement à Paris (point, « tu m’étonnes »). Elle répond à une annonce et passe un casting pour une location de rêve pour un prix défiant tout concurrence. Enfin, tout a un prix quand même…

Bonus 

J’ai lu ce livre dans le cadre de mon option 2 du Défi des 4 as. Vous aurez donc mon avis en 5 mots (on innove)

Mon avis 

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Riquet à la Houppe

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L’histoire

Deodat est moche. Enfin, c’est ce qu’on croit. Mais il est intelligent. Trémière est belle et sotte. Enfin, c’est ce qu’on croit.

A priori, tout les oppose. Enfin, c’est ce qu’on croit.

 

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Mon avis

Amélie Nothomb, je l’ai découverte sur le tard et je dois dire que je l’apprécie de plus en plus. Je n’ai pas assez d’expérience avec cette auteure pour commencer une étude comparative très poussée de ce livre. Néanmoins, plus je la découvre et plus je l’apprécie.

Riquet à la Houppe est la réécriture d’un conte de Perrault (que je ne connaissais pas). Pour résumer, c’est un peu l’histoire de la Belle et la Bête. Sauf que la Bête n’est pas si méchante que cela.

On y retrouve donc des thèmes universels comme l’acception de soi, le regard des autres (que l’on soit moche ou beau) et la différence.

J’ai particulièrement apprécié l’approche de l’auteure qui nous fait vivre tour à tour l’enfance des deux protagonistes, le passage pas simple de l’adolescence et enfin, l’âge adulte. A chaque période, ses problèmes, questionnements, solutions.

Comme toujours, l’écriture est plaisante et très fluide. Ca se lit très vite. Peut être trop vite. J’ai parfois l’impression que la quantité supplante la qualité. Est ce une pression de l’éditeur qui veut un livre à chaque rentrée littéraire ? J’espère que non. Mais la plume de cette auteure est tellement plaisante, son imagination sans borne et son univers tellement burlesque que j’aimerais avoir des livres plus épais et plus longs.

Ce que j’adore chez Amélie NOTHOMB, c’est son côté complètement perché. Et là, ça se voit dès les prénoms donnés. Deodat et Trémière… Deodat et Trémière… Mais où va-t-elle chercher cela ?????

Pas sûre que ça passe au niveau de l’Etat civil (et ça pourrait faire un bel article sur la page FB de ligue des officiers  d’état civil)

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Bonus

Je valide la consigne du mois de septembre : livre sorti cette année

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Antéchrista

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L’histoire : Blanche est aussi insignifiante que Christa est populaire. Etudiantes toutes les deux, Blanche apprend que Christa fait 4 heures de trajets par jour pour aller à la fac. Elle lui propose donc de l’héberger un soir par semaine. Et ce sera sa plus grande erreur.

Mon avis : c’est le 3ème Nothomb que je lis et je dois dire qu’elle me surprend. Chaque lecture est différente.

Pour celle-ci, au début, j’ai cru lire une version écrite du téléfilm de l’après-midi sur M6  ou TF1. Vous savez, ces histoires improbables où il y a toujours une méchante qu’on a envie de baffer à travers la télé… Paradoxalement, là, ce n’est pas Christa que j’ai eu envie de baffer mais les parents de Blanche. Comment ont-il  pu être idiots à ce point pour évincer leur propre fille ? Bon, les copains de Christa, je peux comprendre. Mais les parents de Blanche???

Je cherchais à avoir des réponses à la fin du livre. Malheureusement, l’auteure ne nous dit rien. Sur le coup, ça m’a un peu gênée. Mais, à la réflexion, tout me semble logique. On ne peut expliquer rationnellement quelque chose d’irrationnelle. Et Christa est irrationnelle…

Bref, ce fut un petit livre très court mais efficace !

Avec ce livre, je valide mon 1er thème pour le challenge

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Oui, je sais, c’est facile, c’est un petit livre qui est écrit très gros et se lit donc très vite. Mais c’est pas de ma faute si c’était le seul livre de ma PAL dont l’action se déroulait dans l’Union Européenne. Je décline toute responsabilité en cas de stratégie !

ET (attention, combo de challenge !!!!)

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dont le thème de Juillet est : Lire un livre dans le bas de sa PAL (un livre qui prend la poussière depuis longtemps en gros)

 

Stupeur et tremblements

Jarotte a choisi !

 

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L’histoire : L’auteure est embauchée dans une société à Tokyo. Elle va être confrontée à un monde du travail à l’opposé de notre modèle occidental.

Mon avis : c’est le deuxième livre que je lis de cette auteure et j’ai beaucoup apprécié.

Alors, si vous voulez trouver un emploi/stage ou autre au Japon, passez votre chemin ! Ce livre a de quoi vous dégouter du monde du travail. Et je comprends mieux le fort taux de suicide chez les japonais… Pourtant, avec l’humour de l’auteure, la pilule passe beaucoup mieux. J’ai cependant regretté l’absence de critique objective sur les différences entre l’Occident et l’Orient. Certes, c’est sous-entendu et la « chef » de l’auteure n’y va pas avec le dos de la cuillère pour critiquer les occidentaux. Mais j’aurais aimé que justement, elle passe au dessus de tout cela. Par certains aspects, ça m’a fait penser à « Absolument Débordée » de Zoé Shepard, sauf que ça se passe dans le domaine privé et que l’humour d’Amélie Nothomb passe beaucoup mieux !

On pourrait regretter l’absence de chapitre. Le tout fait un peu livre brut de décoffrage écrit d’une seule traite. Cependant, la différence de rythme dans « l’intrigue » fait qu’on ne s’ennuie pas.

Ca se lit certes très vite mais il n’en demeure pas moins que c’est très percutant, critique, cynique mais également vindicatif. Ceci dit, je ne peux m’empêcher d’y trouver une certaine forme de désabusement et d’abattement… Et on ne le saurait à moins après ce qu’elle a vécu là-bas. Soit on en rit, soit on tombe dans la dépression. Mieux vaut en rire n’est-ce pas ?

 

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Cosmétique de l’ennemi

Mon tout premier Amélie Nothomb. A force de la voir dans les médias, et notamment, dans le Petit Journal, j’ai eu de voir un peu ce qu’elle donnait en tant qu’auteure. Ses livres sont-ils à la hauteur de ce personnage haut en couleur ?

L’histoire : un homme, Jérôme Angust, dans un aéroport, attend son avion pour Barcelone qui a du retard. Un autre, Textor Texel l’aborde et engage une conversation au grand désespoir de Jérôme. S’ensuit un dialogue qui va révéler de nombreuses choses.

Mon avis : Le titre m’a laissé perplexe et m’a intriguée. J’étais restée, en bonne fille que je suis, sur le terme de cosmétique que l’on connaît (les produits de beauté et tout et tout). Du coup, je ne voyais pas le rapprochement avec l' »ennemi » si ce n’est, une certaine beauté au mal… Merci à Amélie Nothomb de m’avoir défini le terme de cosmétique. Du coup, le titre m’est apparu plus clair…

L’auteure a cette propension à nous emmener là où elle veut et j’ai adoré. Malgré nous, on est obligé d’écouter ce Textor. Tout comme Jérôme, on ne peut échapper à son emprise. On est obligé de l’écouter, d’écouter ses problèmes qui ont l’air plus nombreux et invraisemblables que ceux de n’importe quel quidam. On devient l’otage de Textor.

Au fur et à mesure de l’histoire, l’auteure parcourt des thèmes très divers et variés : la culpabilité, l’amour, le viol, la folie… C’est d’ailleurs ce dernier thème qui au centre de tout.

Moi qui pensais qu’Amélie Nothomb avait un style peu abordable, je me suis trompée. Le style est très clair et fluide…

Il est difficile de résumer ce livre et d’en donner un avis sans risquer de spoiler la fin qui est admirable. Je n’ai qu’un conseil à vous donner : lisez-le !

NB : c’est le 12eme livre lu dans le cadre du baby challenge lectures contemporaines de L@. J’ai donc la médaille de bronze. Compte tenu du temps qu’il reste jusqu’au 31/12 et de ma PAL, je pense que je vais m’arrêter là. L’année prochaine, je vais viser la médaille d’argent !