Miss Sarajevo

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4ème de couverture

Printemps 1993. Joaquim, vingt ans, débarque au milieu de Sarajevo assiégée. Armé de son seul appareil photo, il cherche à échapper à son enfance et à se confronter à la mort. Cette mort que vient de choisir sa jeune sœur Viviane, fatiguée d’expier dans l’anorexie un tabou familial jamais levé.

Été 2017. Joaquim apprend le décès de son père. Le temps d’un Paris-Rouen, lui reviennent en rafales les souvenirs de sa famille bourgeoise, apparemment sans défaut, verrouillée autour de son secret. En contrepoint, il revit les mois passés à Sarajevo, qui lui ont permis de se soustraire à l’emprise du passé et d’inventer sa vie. Mais peut-on réellement se libérer du fardeau familial ? Quel est, au bout du compte, le prix du non-dit ?

Un roman qui mêle la grande et la petite histoire, et interroge la façon dont l’individu peut construire, en dépit des secrets de famille, son propre rapport à la vie.

Mon avis

Quand j’ai vu ce titre dans la sélection des Match de la rentrée littéraire 2018, j’ai de suite pensé à ce titre de U2 et de Pavarotti. Ce titre entendu lorsque j’étais ado. Chanson que j’avais trouvé absolument magnifique (ok, je ne suis pas très objective parce que j’adorais et encore maintenant, U2 et Pavarotti). J’en comprenais les paroles tellement simples sans être simplistes. Paroles qui me touchaient parce que racontant le quotidien de filles de presque mon âge, moi qui avais la chance d’être du bon côté.

Quelle immense joie de voir cette chanson racontée. D’accord, le livre ne parle pas que de ça. Et pourtant, j’ai trouvé que c’était la force de ce livre. Autant, j’ai été assez hermétique au drame vécu par Joaquim (bien que ce dernier explique sa fuite vers Sarajevo assiégée), autant j’ai été happée par sa « vie » là-bas ainsi que de celle de Ludmilla, Kosma, Inela, Zladko et Vesna. Je n’ai pas trop compris les intrusions dans le passé de Joaquim et dans l’histoire des parents cachés aux enfants et qui va finir par détruire cette famille. On l’aura bien compris : les secrets sont bien plus destructeurs que la vérité. Mais j’ai trouvé que ça alourdissait la dynamique et donnait un sentiment de malaise général à la lecture de ce livre qui est pourtant assez bon. J’aurais préféré que l’auteure explore plus la partie Sarajevo quitte à faire de plus discrètes digressions sur le passé.

Ce livre m’a donné envie de retourner en Bosnie, ce pays qui m’avait tout fasciné lors d’un trop court passage à Mostar.

De ce voyage, j’en ai tiré un sentiment d’un énorme gâchis. Comment des peuples qui ont réussi à vivre ensemble, à s’entendre, à s’aimer ont-il pu basculer dans l’horreur d’une guerre qu’eux-mêmes ont du mal à comprendre l’élément déclencheur ?

En regardant les stigmates encore trop présents de cette guerre, je ne peux que frissonner en écoutant les paroles résignées de mon guide qui prophétise que ça pétera encore et, que quand ça pétera, ça viendra de Bosnie. Puisse-t-il se tromper…

Bonus

Déjà, je tenais à chaudement remercier Rakuten pour avoir organisé les match de la rentrée littéraire et pour m’avoir sélectionnée. C’est un réel plaisir de participer…

Ensuite, je voulais vous faire partager la fameuse chanson, qui d’ailleurs est citée dans le livre. La magie d’internet fait qu’on peut trouver la version chantée à Sarajevo, après la guerre… Désolée pour la qualité mais c’est tellement énorme de l’avoir trouvée…

Enjoy

 

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