Le sanctuaire de Cargèse

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L’histoire

Cargèse, 1996. Ange Baptisti, ancien cadre nationaliste corse, est violemment assassiné avec son garde du corps. S’agit-t-il d’un des derniers soubresauts de la guerre fratricide entre deux factions clandestines ?

L’inspecteur Thierry Le Coz, nouvellement nommé à la P.J. d’Ajaccio, va alors être confronté à la réalité sociale et historique de l’île. La recherche obstinée de la vérité va conduire l’enquêteur à ses propres failles identitaires lorsque s’ouvre au même instant le procès médiatique d’une figure du monde économique breton accusé de collaboration durant l’occupation.

Tandis que Le Coz déchiffre progressivement les méandres du Front Patriotique de Libération Corse, les dérives du régionalisme breton se rappellent à lui. L’identification des criminels de Cargèse pourrait bien être l’occasion, pour lui, de percer certains secrets familiaux liés à la Bretagne sous Vichy.

Mon avis

C’est avec un très grand plaisir que l’auteur, Marek Corbel, m’a contacté pour me proposer la suite des aventures de Le Coz. Et c’est avec un très grand plaisir que j’ai accepté. Et je le remercie chaleureusement.

Changement de cap pour Le Coz qui quitte l’Aisne (avec la Tanière du Laonnois) pour la Corse. Comme ça, on pourrait se dire qu’il y a pire comme mutation. Surtout quand on connaît le temps magnifique des terres axonaises… Sauf que c’est bien connu, les Corses ne sont pas des enfants de coeur (les corses, si vous me regardez!). Et en plus, non seulement le Corse n’est pas commode mais il ne parle pas, il ne voit et n’entend rien. L’omerta règne. Autant vous dire que c’est un peu mal barré pour réussir une enquête, surtout quand elle porte sur le parti nationaliste corse.

Marek Corbel continue de nous montrer qu’il manie parfaitement l’art du suspens dans un récit très bien documenté tant au niveau des arcanes policières que des mouvements nationalistes corses (j’ai appris pas mal de choses à ce sujet). Alors oui, on pourrait reprocher que le roman ne soit pas divisé en chapitres. Cela ne m’a pas gêné outre mesure si ce n’est que je ne savais pas où couper lorsque je devais arrêter de lire (petit manie livresque). Mais sinon, la plume de l’auteur, l’ambiance qu’il arrive à insuffler, l’humour noir et quelque peu masculin (à noter, que je ne dis pas misogyne) font qu’on s’attache vite aux aventures de Le Coz.

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