La miséricorde des coeurs

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4éme de couverture

Dans le nord-est de la Hongrie, douze ans après la répression de l’insurrection de 1956, une famille multiplie les efforts pour subsister quotidiennement.
Le jeune fils observe et rend compte des réactions de ceux qui l’entourent : sa mère – fille d’un koulak -, son père – fils du seul Juif rescapé du village -, sa grande sœur et son petit frère, sa tante, ses grands-parents et les gens du village. Son récit permet de reconstituer l’histoire de cette famille et, en filigrane, celle de la Hongrie depuis le début du xxe siècle : les traumatismes provoqués par les affrontements de la Grande Guerre, le retour des rescapés du goulag ou les mesures communistes d’expropriation des terres…
Écrit avec une précision ethnographique rare, La Miséricorde des cœurs témoigne d’un long cheminement, d’une lutte incessante pour échapper au destin et devenir libre.

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Mon avis

Je tenais tout d’abord à remercier les éditions Folio et Livraddict pour ce nouveau partenariat.

Oui, je sais, je suis à fond dans les autobiographies/souvenirs d’enfance en ce moment. Mais ce n’est pas de ma faute si ces derniers concernent plusieurs périodes de l’Histoire.

Ce qui m’a attirée de suite en lisant la 4ème de couverture, ce sont le pays et la période. En effet, je connais que très très peu la Hongrie, surtout dans la période URSS. En cela, ce livre est très bien documenté. On y apprend (enfin, plutôt, on a la confirmation) que cette période, n’est pas des plus roses et que la vie y est surtout très dure. Comme vous pouvez l’imaginer, l’enfance de l’auteur ne sera pas de tout repos. Qui plus est lorsqu’il subira les relents de l’antisémitisme, lui, le fils du seul juif rescapé du village. Ajoutez à cela des parents qui ne s’aiment plus, un décès qui marque et une mère dépressive… On n’est pas très loin de Zola.

Le style est volontairement sec, dur, parfois caustique et très souvent vulgaire (surtout pendant les disputes des parents de l’auteur). Le tout formant quelque chose de très noir où  les souvenirs de bêtises d’enfants (notamment le jeu de qui fera pipi le plus loin) peinent à donner une vision plus enfantine des choses.

Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé cette lecture. Cependant certains points m’ont gênée. J’ai eu l’impression qu’on sautait du coq à l’âne, comme si l’auteur couchait ses souvenirs d’un seul trait. Comme une impression de « vite, il faut que je mette ça par écrit avant que ma mémoire ne défaille ». Du coup, on est assez perdu et on a du mal à rentrer dans la lecture.  Par exemple, à un moment, on apprend le décès du Petit (le petit frère de l’auteur), le paragraphe d’après, il est de nouveau là. Et on apprend enfin, plus tard, comment il est décédé. J’ai eu un peu beaucoup de mal à suivre… Par ailleurs, rien n’est daté. Difficile de s’y retrouver… Dommage car cela aurait conféré une dimension plus historique au récit, en plus de la dimension souvenir…

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Bonus

1er auteur Hongrois dans mon défi personnel de lire au moins un auteur par pays.

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