Là où les lumières se perdent

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L’histoire : Jacob habite une petite ville des Etats-Unis entre une mère complètement défoncée et un père trafiquant dont le seul nom fait trembler les alentours. Jacob voudrait s’affranchir et être lui.

Mon avis : 2ème livre reçu via NetGalley qui s’est associé avec Livraddict pour les partenariats (pour mon plus grand plaisir). Je remercie les 2 de m’avoir sélectionnée.

Ce livre est un petit bijou qui se lit très vite. Si vous aimez les histoires sombres, violentes (ben oui, le papounet de Jacob, il n’est pas du genre à faire dans la dentelle), ce livre est fait pour vous. Mais si vous aimez une certaine forme de poésie, vous ne serez pas déçus. Alors oui, il faut la chercher c’est sûr. Il faut juste prendre le temps de lire doucement ce récit.

Jacob est très attachant. On pourrait le prendre de prime abord pour un looser. D’ailleurs, c’est comme cela qu’il se définit (il a arrêté le lycée, plus personne ne l’invite aux soirées). Mais on ressent pleinement son envie de sortir de ce merdier (oui, appelons ça le merdier). Il prend réellement conscience qu’il est quelqu’un grâce à Maggie, son ex petite amie qu’il a quittée de peur de la faire plonger elle aussi. Maggie/Jacob. Chacun est la bouée de sauvetage de l’autre sans en avoir conscience. Et du coup, le personnage de looser se transforme en une sorte de héros. Mais un héros balbutiant, hésitant. Hésitant entre la protection que lui offre son père et la volonté de sortir de son emprise. Hésitant entre son amour pour Maggie et sa volonté qu’elle soit quelqu’un. Hésitant entre l’aversion que lui inspire l’ombre de sa mère et son amour de fils. A un seul moment il n’hésitera pas… Mais…

Non seulement il est looser mais il est également assez poissard (trait de caractère que j’ai le moins bien apprécié). Il a l’art et la manière de se toujours se trouver dans des situations inextricables. Il en provoque certaines c’est sûr mais pour d’autres. Et ne mettez pas ça sur le compte du papounet (quoique). Par moments, j’ai eu envie que l’auteur lâche la grappe à Jacob. Mais quand on est un héros, faut qu’il y ait quelques inconvénients…

David JOY sait parfaitement dépeindre tous ces sentiments complexes (tant en ce qui concerne Jacob que son père).En cela, sa plume est remarquable. Il arriverait presque à nous faire aimer des personnages détestables. Je dis bien presque. Sans vous dévoiler la fin (eh non, bandes de curieux), l’auteur met à mal nos convictions et certitudes sur certains personnages. Et il y a de quoi tomber de trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès haut !

 

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4 commentaires sur « Là où les lumières se perdent »

  1. Je suis en pleine lecture et pour l’instant je ne sais quoi penser ! C’est vrai que les émotions sont fortes, et j’adore Jacob. Jolie chronique !

  2. Je suis en train de le lire en ce moment. Pour l’instant, ta critique correspond à mes impressions. Belle plume, ce David Joy. Merci pour l’article.

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