Dans la tête des tueurs

L’histoire : qui n’a pas voulu savoir ce qu’il se passait dans la tête des tueurs en série ?
Aux Etats-Unis, on les appelle les profilers. Ils font partie d’une catégorie professionnelle très reconnue là-bas.
Véronique CHALMET tente de nous faire découvrir le vrai visage de ces tueurs.

Mon avis : quand j’ai vu ce partenariat, je me suis dit qu’il était pour moi. D’ailleurs, je tiens à remercier la team L@ et les éditions Hors collections de m’avoir sélectionnée pour ce partenariat.
A la fac, j’avais adoré les cours de criminologie même si j’étais un peu frustrée de ne pas avoir été au bout des choses. On nous avait pourtant prévenu qu’il ne fallait pas confondre la criminologie avec le profiling à l’américaine.
En lisant ce livre, je le comprends d’autant plus. En effet, cette matière s’attache plus à la dimension psychologique des tueurs en série. Plus qu’aux phénomènes (sociaux etc) qui peuvent l’amener à commette un crime.
C’est ce que nous, juristes, tentons de comprendre lors des procès (d’Assises essentiellement). Comment expliquer l’innommable ? Comment peut-on arriver à de telles extrémités ?
L’auteure, dans ce documentaire (difficile d’y voir un roman malgré le ton employé et qui est  un peu scénarisé), démontre, au travers de ces différents portraits de profilers qu’il faut s’attacher d’abord à l’être pour comprendre les faits.
On pourrait déplorer cette propension à vouloir tout expliquer. En effet, autant, lorsqu’il n’existe pas de pathologie, il peut être intéressant de sonder l’âme du criminel, autant je ne comprends pas la démarche lorsqu’il s’agit de personnes malades (médicalement constatées). On sait que le passage à l’acte meurtrier peut être une conséquence de la schizophrénie. Pourquoi en discuter et  à chercher à comprendre. On ne devient pas malade. On l’est. Bref, ceci est un autre débat qui m’échappe, moi qui ne suis ni psychologue, ni médecin 😉
Je me suis toujours dit que pour devenir profiler, il ne fallait pas être très net non plus. Sonder les âmes les plus noires, il y a de quoi déprimer.
Cependant, ce qui ressort de ce livre, c’est l’aspect quasi scientifique des choses. On ne cherche pas la vérité. On essaie de comprendre et de démontrer. D’aucun qualifierait le profiling de science. J’ai tendance à penser qu’elle est trop imprécise et dépendante des émotions des profilers pour la considérer comme telle. Les 6 exemples de ce livre le démontrent. Certains profilers font preuve d’énormément d’empathie, d’autres, d’une rigueur quasi militaire dénuée d’une quelconque émotion.
Au final, il y aurai-il autant de profilers que de tueurs ?

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