Les Perroquets de la Place d’Arezzo

L’histoire : Il existe à Bruxelles, une place investie par les perruches et le perroquets. Et sur cette place, cohabitent plusieurs personnes qui vont tous recevoir la même lettre étrange « Ce mot simplement pour te signaler que je t’aime. Signé: tu sais qui. ».

Dès lors, chacun va tenter de trouver celui qui a envoyé ce mystérieux courrier. Pour certains, cette lettre va leur changer la vie…

Mon avis : c’est toujours avec une très grande impatience que j’attends la sortie des livres d’Eric Emmanuel Schmitt. D’autant plus quand un jour, dans ma boîte mail, j’ai reçu sa lettre d’information

« Certains s’étonnent déjà… Ils remarquent que Les Perroquets de la place d’Arezzo est un très gros roman alors qu’ils me croient adepte du court : je leur réponds que le sujet commande la taille d’un livre. Ici, à travers une histoire quasi policière, il s’agit d’une encyclopédie romanesque des relations amoureuses – autant dire qu’en 750 pages, j’ai fait concis !D’autres s’étonnent que j’aborde la sexualité et parlent déjà d’un roman érotique. Il s’agit en fait d’un roman sur l’érotisme, sur la place que prennent étreintes, baisers et caresses dans nos vies. Et là, personne ne ressemble à personne.

 

Bienvenue dans le labyrinthe des corps et des sentiments. »

Et là, je me suis dit « Oh non… Il ne va tout de même pas surfer sur cette vague du roman érotique ». En même temps, je me doutais bien que ça n’allait pas virer à la 50 nuances de Grey. Et heureusement…

Bref, autant vous dire que j’attendais cette sortie avec impatience.

J’ai tendance à reprocher à Eric Emmanuel Schmitt la brièveté de ses livres. Ils me plaisent tant que j’en veux toujours encore plus. Oui, je peux me montrer exigeante.

Là, je peux dire que j’ai été exaucée… Près de 750 pages ! Il m’aura fallu une semaine de vacances au bord de la mer pour le lire. Et qu’y ai-je découvert ? Sans conteste un roman actuel.

Alors oui, il faut passer la première partie qui présente tous les personnages (pas moins d’une quinzaine). Certains sont attachants dès le départ (Tom, Nathan, Germain). Pour d’autres, il m’a fallu attendre un peu pour me familiariser avec eux. Cependant, il en est un que je n’ai pas du tout apprécié, Zachary.

Alors pourquoi ce roman est-il actuel ? Parce qu’il traite de thèmes (ou de personnages) d’actualité. Tom et Nathan, le couple homosexuel, nous ramènent sans conteste aux discussions autour du mariage pour tous. Il est difficile de ne pas voir en Zachary, DSK tant les ressemblances sont patentes. Dédé d’Anvers, gérant de plusieurs bordels en Belgique, il ne vous rappelle rien ? J’ai même vu en Petra Van Tannenbaum la célèbre et actuelle effeuilleuse qu’est Dita Von Teese.

Et surtout, ce roman traite de la sexualité, thème ô combien actuel à en voir les nombres d’articles de presse ou d’émission télévisées s’y consacrant. La sexualité quitte le domaine du privé.  Mais ça ne vire pas non plus à l’érotisme. La plume et la sensibilité de l’auteur font qu’on est loin du roman d’Arlequin.

Et les pointes d’humour confèrent également une légèreté bienvenue à la lecture.

Un exemple ? Page 466 et le suicide au Nutella d’Albane. Alors, je vais me faire taper dessus avec mes références musicales (oui, il m’arrive d’écouter des musiques de « babache ») mais ça m’a fait immédiatement penser à Diam’s qui en parle dans une chanson hautement intelligente, Peter Pan (Fais péter les Kinders, J´crois que je suis Malade/J’ai le syndrome de Peter Je veux des Régalade/Je veux danser toute ma vie, Comme Sophia Boutella/Plus envie de vivre,J´me suicide au Nutella). Ouah… En plus de Billie Holiday et de Mozart, serait-il possible qu’Eric Emmanuel Schmitt écoute Diam’s ? Faudrait que je lui pose la question tiens…

Mais il y en a tant d’autres (la discussion autour du point G est assez succulente)

Outre l’humour, de vraies citations, réflexions qui font tirer quelques larmes et réfléchir ponctuent tout le livre.

Mes préférées :

« L’amour, c’est de la dynamite »

« La niaiserie est le vêtement dont les cyniques habillent les purs »

Je me suis amusée tout au long de cette lecture à voir toutes les références à ce que l’auteur aime : Billie Holiday, Mozart. Et à l’instar d’Hichtcock , l’auteur apparaît furtivement dans son livre

« Il l’ouvrit en espérant que le miracle allait se produire « A treize ans, j’ai cassé mon cochon et je suis allé voir les putes »  »

(Les puristes trouveront sans problème la référence)

L’auteur serait-il fan d’Hichtcock ? Encore une question à poser…

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3 commentaires sur « Les Perroquets de la Place d’Arezzo »

  1. je viens de le chroniquer aussi et comme toi j’ai beaucoup aimé même si l’auteur renouvelle le genre ici et va beaucoup plus loin que d’habitude. J’ai retrouvé des clins d’oeil à quelques unes de ses oeuvres , comme s’il avait voulu reprendre certains personnages et les approfondir.Du beau Schmitt. Tu l’as bien fait rire avec Diams !

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