La mort est mon métier

 

 

 

L’histoire : Rudolph Lang grandit sous la terreur d’un père qui lui impose un culte de la religion assez strict. Il lui impose aussi une vocation toute tracée : il entrera dans les Ordres. Sauf que Rudolph veut embrasser une carrière militaire. La mort de son père et la Première Guerre Mondiale vont lui permettre de s’engager et de découvrir une rigueur et une obéissance qu’il aime par dessus tout. Et ce sont cette rigueur et ce sens du devoir qui vont lui permettre de se faire « remarquer » par le Führer qui va lui confier une mission importante : mettre en place la Solution Finale.

Mon avis : ce roman, je l’ai dévoré en 2 jours. L’écriture est très fluide et on est de suite absorbé par l’histoire.

Je me suis toujours demandé pourquoi et surtout comment des hommes ont-ils pu imaginer tout ça. Je pensais avoir un semblant de réponse avec ce livre. On aurait pu trouver un semblant d’explication dans son enfance, avec ce père tyrannique. Ou alors, dans les genres de tocs qu’il développe (compter les pas et les aller/retour dans la cour de récré). Mais non, pour Rudolph, s’il a fait ce qu’il devait faire, c’était parce qu’il fallait obéir. Son sens du devoir est beaucoup plus supérieur à sa propre conscience. Et c’est ça qui est le plus intolérable et impardonnable… Au final, on se demande même s’il détestait les Juifs

« C’est difficile à expliquer. Au début, j’éprouvais une impression pénible. Puis, peu à peu, j’ai perdu toute sensibilité. Je crois que c’était nécessaire : Sans cela, je n’aurais pu continuer. Vous comprenez, je pensais aux juifs en terme d’unités, jamais en terme d’êtres humains. Je me concentrais sur l’aspect technique de ma tâche »

Certains ont eu le courage de leurs actes et surtout la conscience de ce qu’il faisait, à l’instar de Setzler qui a préféré le suicide à la continuation de cette extermination. Mais ça, Rudolph ne peut le comprendre. Tout comme le suicide d’Himmler. Pour lui, c’est une pure trahison et c’est bien pire que l’extermination des juifs.Au final, à la question : comment a-t-il pu bien faire ça ? La réponse est simple : il était dépourvu de toute Humanité…

 

Avec cette lecture, je fais d’une pierre deux coups : je raye une lecture dans le cadre du Baby Challenge Lectures Historiques et je conclus le Challenge LDPA5 que je fais avec Poisonauchocolat !

historique

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2 thoughts on “La mort est mon métier

  1. Un livre très dur… Je l’ai lu il y a plus de 10 ans, quand j’étais au collège (ça ne nous rajeunit pas!) mais j’ai encore certains passages en tête tellement ce roman m’avait marqué

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