Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Un classique de la littérature américaine dont je me suis souvenue après avoir lu La Couleur des Sentiments

L’histoire : Maycomb, Alabama durant la Grande Dépression. Atticus Finch, un avocat, élèvent ses enfants Jem et Scout. La vie est paisible. Les enfants restent des enfants comme les autres. Jusqu’au moment où ils seront confrontés à la triste réalité à l’occasion d’un procès qu’aura à assurer leur père pour défendre un Noir qui aurait violé une Blanche.

Mon avis : Si la première partie est douce et tranquille, la seconde nous plonge dans ce que l’Amérique avait de plus noir et vil : la ségrégation raciale. Bien que l’esclavage ait été abolie depuis près d’un siècle (au moment du récit), les tensions et les préjugés demeurent toujours aussi vifs. Et pour ne pas arranger les choses, nous sommes dans un Etat du Sud.

Un passage est particulièrement marquant. La maîtresse de Scout aux enfants

C’est la différence entre l’Amérique et l’Allemagne. Nous sommes une démocratie et l’Allemagne est une dictature. Dicta-ture dit-elle. Ici, nous refusons de persécuter qui que ce soit. Les persécutions sont le fait de peuples qui ont des préjugés. Pré-jugés. Il n’existe pas dans ce monde de meilleur peuple que les Juifs et je ne comprends pas pourquoi Hitler n’est pas de cet avis.

Triste ironie. Faites ce que je dis pas ce que je fais. J’ai particulièrement apprécié ce petit trait d’ironie qui témoigne de la pensée américaine… D’ailleurs, c’est à ce point peu logique que Scout, elle-même, ne comprend pas…

Scout… Quel personnage attachant… Avec sa candeur de petite fille, elle comprend tout. Et non seulement elle comprend, mais elle fait la morale aux grands. A son corps défendant bien sûr.

Tout au long de la première partie, je n’attendais que le procès (déformation professionnelle. Au passage, le greffier vaut son pesant de cacahuètes). Quand il est enfin arrivé pendant la seconde partie, j’ai été conquise par la qualité d’écriture mais déçue par la brièveté de ce passage. Avec le recul, je dois dire que ça retranscris bien les affaires de l’époque. Pourquoi trainer quand il s’agit de juger un Noir contre une Blanche ?

Et surtout, j’ai compris les descriptions des personnages et situations de la ville de Maycomb qui peuvent paraître anecdotiques. Pour tous, il y aura un avant et un après procès. Ce dernier va changer les mentalités de beaucoup de personnes… Rien n’est laissé au hasard dans ce livre… Sans  doute pour faire évoluer les choses… Dans le bon sens. Mais on s’aperçoit qu’encore à l’heure actuelle, la ségrégation fait encore des ravages…

 

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