Discordance

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions JC Lattès et la Team de L@ de m’avoir sélectionnée pour ce partenariat.

L’histoire : nous sommes en Suède, au tout début de la Seconde Guerre Mondiale. L’auteure nous dépeint la vie de 5 frères et soeurs : Edwin, Katrin, Sofia, Emilia et Otto.

Mon avis
: Je suis très mitigée sur ce roman. Les 1ere pages m’ont littéralement emballée malgré le style quelque peu déconcertant. L’auteure n’usant pas des codes de syntaxe classiques, on ne sait qui parle dans ce roman. On a parfois l’impression de sauter du coq à l’âne. Je ne suis pas spécialement fan de ce style d’écriture mais je dois dire qu’il donnait une certaine dynamique à l’histoire. Je dirais même, heureusement qu’il y avait ce style.
En revanche, les personnages sont tous très forts. Je regrette cependant que certains aient plus de poids que d’autres dans l’intrigue. Edwin, l’aîné, est très présent dans la première partie du livre. Dans la seconde, il est inexistant et revient en force dans la troisième et dernière. C’est même avec lui que se termine l' »histoire » de cette famille.
J’ai particulièrement bien apprécié les personnages de Karin (même si cette dernière est peu présente), d’Emilia et d’Hugo. Pour les autres, Sofia en particulier, j’ai trouvé qu’ils étaient moins prometteurs qu’annoncé.
Mais je pense avoir trouvé l’explication. Sofia perd de sa saveur à compter du décès de sa soeur. Je n’ai pu m’empêcher d’y voir la transcription du travail de deuil et d’en conclure qu’elle n’arrivera jamais à se remettre de ce décès.
Le deuil, voilà le thème principal de ce roman, plus que la guerre qui n’est qu’un prétexte pour expliquer certaines situations. Alvird incrimine Sofia pour son manque de création culinaire. Elle dit que c’est à cause de la guerre… Mais est-ce réellement à cause de ça ? Alvird, qui a connu également le deuil, aurait-il réagi de la même manière s’il n’avait pas ce problème avec la mort ?

Ce roman est de plus une critique sur le mariage. Aucun des enfants n’est heureux en amour. Pas même Karin alors que la première partie nous fait penser le contraire. Même s’ils donnent l’illusion. Que devons-nous en conclure ? Qu’il fallait se marier parce que c’est dans l’ordre des choses ? Emilia réfute cette théorie et suite à un échec qui corroborre son appréciation, ne se laisse pas aimer des hommes… Faut-il se marier parce qu’on est enceinte ? C’est ce que pensent Karin puis, longtemps après, sa fille. Mais quid de Sofia ? Elle même se pose encore la question…

En revanche, je n’ai pas spécialement apprécié le rythme assez fluctuant de ce roman. Autant la première partie m’a emballée tant elle était rapide que je me suis ennuyée pendant la seconde partie (surtout quand l’auteure parlait de Sofia et d’Edwin). Et puis, certains détails me laissent sur ma faim… Milvred notamment… Si bien que j’ai eu l’impression d’un fin bâclée… Dommage…

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