L’insoutenable légèreté de l’être

      

 

Voilà un titre énigmatique…Dans le cadre du babychallenge lectures contemporaines, je devais le lire… Il faisait donc parti de ma PAL.
Un autre challenge me l’a fait lire encore plus rapidement… Merci Carnetdelecture de l’avoir sélectionné.

L’histoire : Tereza aime Tomas. Tomas, malgré le mariage, est assez libertin et trompe Tereza, notamment avec Sabina qui elle, aime (?) Franz.
Ce rectangle amoureux se situe dans la République Tchèque des années 60, en plein Printemps de Prague.

Mon avis : en lisant le résumé, je pensais tomber sur une histoire d’amour banale. Ayant lu il y a peu le Club des incorrigibles optimistes, qui se situe à la même période, je m’attendais à retrouver cette lecture désinvolte, fraîche et un peu naïve… Que nenni !
1ère page, 2ème ligne : Nietzsche. Oula, la philo et moi, ça fait deux… Ca se confirme avec les deux premiers chapitres… Je me dis que ça va être bien fun si tout le livre est philosophique comme ça.. Mais dès le 3ème chapitre, la philo s’éloigne même s’il y en a des petites pointes deci delà. Sur ce point, cela m’a fait penser à Eric Emmanuel Schmitt qui distille de la philo au grès de son roman. Sauf que pour lui, c’est plus subtil.
Dois-je en conclure que Kundera a fait un essai philosophique ? Pourquoi pas… En tout cas, tous les éléments y sont (références à Kant, Niezsche, Platon, Parménide). Kundera nous livre certaines de ces réflexions sur le hasard (j’ai trouvé très belle sa réflexion sur la relation hasard/amour. La rencontre en Tereza et Tomas est-elle le fruit du hasard ou est-elle provoquée dans le sens où Tereza, dans un élan de romantisme, ne créerait pas ces hasards ?). Mais celle qui m’a le plus interpellée et fait réfléchir, c’est celle du kitsch. Non, je plaisante. Cette réflexion, je ne l’ai pas comprise. Si ce n’est pour amener son propos sur la situation (voire le comique de situation) qu’il va décrire ensuite.
Non, la réflexion sur le communisme m’a fait beaucoup interrogée parce qu’actuelle. Kundera s’interroge sur le communisme, parce qu’il était contemporain de cette période historique. Les communistes, parce que la plupart étaient ignorants, sont-ils pour autant des criminels ? Sont-ils des criminels ou des idéalistes ? Le fait d’être ignorant sur telle ou telle question fait-il de nous pour autant des criminels ? On peut voir à quel point cette question peut se poser à tous les moments historiques qui nous avons vécus et que nous vivons encore actuellement.

Kundera, même s’il part du postulat que l’amour est dangereux quand il provient d’une métaphore, en utilise un peu beaucoup. Certaines sont très hasardeuses. Je n’ai toujours pas compris pourquoi il utilisait la métaphore des camps de concentration pour expliquer ce que ressent Tereza par rapport à sa vie passée (et notamment sa relation avec sa mère). Mais c’est courageux de le faire. D’ailleurs, l’auteur n’hésite pas à prendre parti et nous inclure dans ses réflexions. C’est tellement prenant que par moments, je me suis demandée s’il ne commentait pas l’oeuvre d’un autre auteur.

Revenons en au thème principal : l’amour. Il est traité de différentes manières ce que j’ai bien aimé. Si bien que même si on s’attache aux personnages (en particulier à Karérine pour mon cas), on ne peut avoir un avis tranché sur eux. Tomas, bien que trompant Tereza, est-il pour autant un s**** ? Sabina est-elle réellement amie avec Tereza ? Sabina aime-t-elle réellement Franz ?  L’amour existe-t-il réellement ? Pour répondre à cette dernière question, il faut attendre la fin du livre.
Le fait que le roman soit découpé en fonction du point de vue du personnage racontant son histoire est très intéressant et nous amène plus dans l’intimité des personnages.

Je dois avouer quand sans ces challenges, je n’aurais pas lu Kundera. Mais le but de ces challenges, c’est de faire connaître des auteurs pour nous inconnus.
En lirais-je d’autres ? Je ne sais pas. J’avoue que par moments, j’étais un peu perdue. Je ne voyais pas où l’auteur voulait en venir. J’aurais aimé que l’auteur me prenne par la main pour m’expliquer ce qu’il voulait réellement dire…
Edit : et du coup, j’en suis à mon 9eme livre lu dans le cadre du Babychallenge lectures contemporaines !

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4 thoughts on “L’insoutenable légèreté de l’être

  1. Ton avis confirme ce que je pensais de ce roman, une lecture pas vraiment facile vu toutes les références que tu cites. Je pense que je vais attendre « le bon moment » pour le lire…
    PS: je vais seulement commencer la lecture de « Rose » pour le challenge Pal’addict, qui paraîtra normalement en octobre
    Bises 😉

    1. C’est vrai qu’il faut assez prêt pour le lire… Il n’est pas si simple à appréhender…
      En tout cas, bonne lecture de Rose. Je l’ai lu juste avant mais j’attends que tu postes ton avis avant de publier ta chronique 😉
      Je suis impatiente de connaître ton avis !

      Bises

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