La couleur des sentiments

Ce livre là, j’en ai entendu beaucoup de bien. Je l’ai offert à ma belle mère et je devais le lui emprunter une fois qu’elle l’aurait fini. Sauf qu’elle a un emploi du temps de ministre et me l’a passé avant de le lire. Ce qui tombait plutôt bien parce que je devais le lire dans le cadre d’une lecture commune sur Livraddict et dans le cadre du babychallenge.

L’histoire : Miss Steeker est une blanche de Jaksonville, Mississipi, dans l’Amérique des années 60. Ses amies, toutes bien mariées, ont des bonnes noires. Tout est logique. La famille de Steeker en a une aussi… Mais elle se demande pourquoi ses parents ont renvoyé sa bonne vieille Constantine, qui l’a élevée. Aibileen, la bonne d’Hilly, peut être qu’elle le sait… Mais cette dernière est assez préoccupée par la situation de Minny, qui vient encore de se faire renvoyer…

Mon avis : GROS COUP DE COEUR !!! Réellement et sincèrement. Ce livre, je l’ai lu en une semaine, malgré le boulot et tout et tout. Lu est un bien petit mot. Je l’ai dévoré.

Mine de rien, malgré l’humour, on prend une sacrée claque. Le fait que l’auteur fasse parler les bonnes noires donne un aspect très authentique, voire autobiographique. On a vraiment l’impression de lire un témoignage. J’ai eu du mal à réaliser que c’était de la fiction. Kathryn Stockett le rappelle à la fin par ailleurs.

J’ai particulièrement aimé cette histoire écrite à 6 mains le tout, tout en polyphonie. Qu’on lise Aibileen, Minny ou Miss Steeker, on ne peut être qu’impressionnée par la précision des descriptions, notamment des caractères des personnages. Surtout, on tremble avec elles, on pleure avec elles, on rit avec elles… Et même si certains passages relèvent de l’anecdote, ils confèrent une atmosphère à ce livre. On est littéralement à Jacksonville. On transpire sous la chaleur écrasante. On sent les odeurs de poulet frit et de tarte au caramel (je ne parlerai même pas de la tarte au chocolat).

Les thèmes (les lois sur la ségrégation raciale et leurs conséquences sur les relations blancs/noirs) nous poussent à réfléchir. Comment aurions-nous réagi ? Aurions-nous été sympas ? Méchants ? Inhumains ? Nul le sait. Les habitants de l’époque ne le savent pas non plus eux mêmes. Blancs et noirs oscillent entre crainte réciproque, rapports de force et humanité et amitié… Pour paraphraser Steeker, c’est cette dichotomie affection-mépris qui m’étonne toujours…

Je peux rayer un livre dans ma liste dans le cadre du Babychallenge ! J’en suis à mon 8eme ! A moi la médaille en chocolat !!!!

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