Les dix enfants que Madame MING n’a jamais eus.


Evidemment, la sortie de ce dernier livre étant la semaine dernière, je me suis ruée chez Cultura pour aller le chercher. Malheureusement, j’ai du ronger mon frein et attendre lundi pour aller l’acheter.
Hier, étant d’accueil au boulot (au passage, corvée faite, suis tranquille pour un bout de temps), j’ai pu prendre le temps de le lire.

L’histoire : le narrateur est un commercial français qui traite avec une firme chinoise de création de jouets. Il est doué pour les langues et n’a donc pas trop de problème pour converser avec Madame Ming, la dame pipi d’un grand hôtel, qui possède le pouvoir surprême d’accepter ou non l' »ancien gamin quémandant d’aller au pot » . Dès lors, la confiance établie, Madame Ming va raconter l’histoire de ses 10 enfants. Comment est-ce possible au pays de l’enfant unique ?

Mon avis : EES nous habitue avec son cycle de l’invisible à la brièveté de ses romans, pour ma plus grande frustration. Lui-même considère que de ce fait, l’imagination du lecteur est exacerbée et, qu’il peut avoir son interprétation. Avec Monsieur Ibrahim par exemple, on pouvait trouver ce que chacun avait dans son propre Coran.
Ici, outre le fait que l’intrigue se passe en Chine (LE pays que je VEUX visiter), j’ai beaucoup aimé la sagesse de cette dame pipi qui distille du Confucius au grès des descriptions de ses enfants. Tout au long de la lecture, on se demande : fabule-t-elle ? Raconte-t-elle un conte ? A-t-elle vraiment ces 10 enfants ? Je ne répondrai à aucune de ses questions car il me faudrait dévoiler la fin…
Confucius est un personnage important si ce n’est le personnage central. Il est le ciment de cette civilisation chinoise qui détruit tous les manifestations physiques de son passé. Seul reste ces préceptes, tels la tradition orale de notre Moyen-Age. Cette notion d’immatérialité, a posteriori, je la retrouve dans tous les romans du Cycle de l’Invisible. Il m’a fallu du temps pour le réaliser. Mais au final, ne serait-ce pas là la vraie sagesse ? Celle de donner plus d’importance à l’immatériel qu’au matériel ?

Bon, par contre, EES, si vous me lisez, je comprends qu’il vous faut du temps pour écrire un livre (ce dernier a fait l’objet de pas mal de coupes par ailleurs) mais j’ai une petite requête : pouvez-vous écrire des romans plus longs svp ? Bien évidemment, ça n’inclut pas les prochains du Cycle de l’invisible….

Au passage, ça me fait un livre de plus dans le cadre du Challenge EES !

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