Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran

Attention, 1er livre lu pour mon Challenge d’EES

L’histoire : Moïse est un ado, juif, qui veut seul avec son père, avocat complètement dépassé. Le jour de ses 13 ans, il casse son cochon pour aller voir une prostituée et devenir un homme. Dans sa rue, il y a Monsieur Ibrahim, l’arabe du coin, qui va devenir son ami et bien plus encore…

Mon avis : au début, je l’ai lu vite, très vite, trop vite. EES m’a rappelé à l’ordre à la page 71 « la lenteur, c’est ça le secret du bonheur ». Du coup, coup de frein dans la lecture. J’ai pris mon temps pour le finir. Le temps de l’apprécier. Le temps de bien comprendre le pourquoi de ce livre.
Au début, je dois dire que j’ai eu un peu de mal à comprendre. Je trouvais le livre trop simpliste et beaucoup moins profond qu’Oscar et la Dame Rose.
Pourtant, EES, comme à son habitude, nous délivre pas mal de message.
Tout d’abord, c’est un hymne contre les préjugés. Déjà la 4eme de couverture nous prévient. « La rue Bleue n’est pas bleue. L’Arabe n’est pas arabe ». Tout est dit. Monsieur Ibrahim est considéré comme arabe vu que c’est le seul dans une rue juive. Moïse a lui même ce préjugé avant d’avoir sa propre définition de l’arabe. Lui-même a des préjugés. Contre sa mère qui l’a abandonné à la naissance. Il la juge sans même essayer de comprendre. Contre son père dont il ne comprendra pas la souffrance. Contre la vie en général.
On retrouve les thèmes chers à EES. Tout d’abord la religion. Moïse devient Momo. Ce diminutif est universel : il peut convenir tant à un juif, à un musulman qu’un catholique. Ici, Monsieur Ibrahim est énigmatique quant à la définition du Coran lorsque Momo lui demande ce que c’est. Là est la force de ce livre : chacun doit pouvoir savoir ce qu’il y a dans son Coran. Monsieur Ibrahim le sait…
Ensuite, la place de l’enfant dans la famille. Momo a une place particulière dans la sienne. Et il trouve la sienne avec Monsieur Ibrahim.
D’un point de vue plus personnel, ce Monsieur Ibrahim me fait penser à Pochtron Libraire. Comme lui, il vient du Croissant d’Or. Il a sa sagesse, son humour et sa philosophie de vie (n’est ce pas Papounet?).

Advertisements

3 thoughts on “Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran

  1. J’aime bien la petite anecdote sur le rythme de lecture 😉 Et oui, Eric Emmanuel Schmitt distille toujours une petite leçon de morale dans ses écrits.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s