Le club des incorrigibles optimistes

Un jour, lors d’une promenade à la Fnac, je tombe sur ce titre qui franchement, m’a fait fondre.

L’histoire : Michel est un ado dans le Paris des années 60. Il adore lire, la photo, le babyfoot. Il déteste les maths. Bref ! C’est un ado comme beaucoup d’autres qui est en rebellion contre ses parents (enfin surtout sa mère). Là où il joue au babyfoot, une porte l’intrigue. Il lui faut peu de temps pour la traverser et faire la connaissance d’Igor, Léonid, Sacha, Imré, Grégorios et les autres. Tous ont traversé le rideau de fer et forment le Club des incorrigibles optimistes où même Kessel et Sartre vont avoir leur entrée. Avec eux, Michel va découvrir les échecs mais aussi ce qu’il se passe en Europe de l’Est, le tout sur fond de guerre d’Algérie.

Mon avis : d’habitude, je me méfie des critiques dythirambiques. Mais là, je dois dire que c’est justifié. Malgré les 730 pages qui pourraient en rebuter plus d’un, on ne s’ennuie pas. Pourtant, en voyant l’épaisseur du livre, je me suis dit qu’il avait intérêt à être bien (ma mauvaise expérience avec les Disparus de Daniel Medelsohn m’a calmé).
GUENASSIA a un style très fluide et limpide ce qui aide grandement à la lecture. Il n’y a pas trop de digression futile. Là où on aurait pu se perdre avec les différents personnages, l’auteur a eu l’intelligence de raconter leurs histoires séparément. J’avais peur que ça casse la dynamique de l’histoire et des intrigues (l’histoire de Pierre et Cécile/l’engagement dans la Guerre d’Algérie/ l’intrigue Sacha). Au final, on finit par s’attacher à tous les personnages. La guerre d’Algérie apparaît en filigrane et est à l’origine d’un psycho drame familial. Cette guerre, au final, devient un personnage à part entière, à son corps défendant. Tout comme les événements en Europe de l’Est. J’aime particulièrement les récits où l’Histoire est un personnage, si ce n’est principal, à tout le moins déterminant quant à l’intrigue. D’ailleurs, je voudrais faire une mention spéciale pour l’apparition du personnage principal, assez tardivement et tout en subtilité. En fait, on s’aperçoit que c’est un personnage principal qu’à la fin.
Ce que j’ai apprécié également, c’est comment les histoires d’amour ont été abordées. De façon pudique, presqu’anecdotique (les parents de Michel) ou alors de façon plus brutale (Michel/Camille) ou passionnelle (Franck/Cécile), l’auteur a décrit ces histoires à l’instar de leurs personnages.
Ce roman est un véritable bijou. Et m’a donné envie de photographier cette fameuse statue…

Mon passage préféré : Il y a dans la lecture quelque chose qui relève de l’irrationnel. Avant d’avoir lu, on devine tout de suite si on va aimer ou pas. On hume, on flaire le livre, on se demande si ça vaut la peine de passer du temps en sa compagnie. C’est l’alchimie invisible des signes tracés sur une feuille qui s’impriment dans notre cerveau. Un livre, c’est un être vivant.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s